Steinmeier ne se borne pas à reconnaître à Israël le droit de se défendre :
il entend "soutenir" l'Etat juif :
« Il est vital que la communauté internationale soutienne Israël. Nous avons besoin d'un cessez-le-feu qui apporte la sécurité à Israël. Les bombardements par roquettes à partir de Gaza et l'introduction illégale d'armes à Gaza doit cesser. Nous devons faire en sorte, enfin, que les accords passés entre Israël et les Palestiniens ne restent pas lettre morte. Notre but, c'est la stabilité du Proche et du Moyen-Orient. »
Là encore, la différence avec les atermoiements du gouvernement français actuel est flagrante. Mais aussi avec les positions qu'adopte la gauche socialiste dans d'autres pays européens, à commencer par la France.
A rang égal, à responsabilités égales, et au même moment, comment Martine Aubry, leader actuel du parti socialiste français, a-t-elle réagi ? Citons sa déclaration du 10 janvier :
« Nous en appelons à un cessez le feu immédiat… Nous devons ici dire au gouvernement d'Israël qu'il est scandaleux de ne pas suivre les résolutions de l'Onu, qu'il est scandaleux d'affamer Gaza comme il le fait aujourd'hui et que son attitude ne peut être acceptée par aucun démocrate porteur de paix dans le monde ».
Dont acte, Madame Aubry, dont acte. Ceux qui en France se réclament de la gauche, la vraie, n'oublieront pas. Pas plus que les amis d'Israël, quelle que soit leur origine ou leur famille politique.
Extrait d'un article de M. Gurfinkiel