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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 09:45


Hussein OBANIA a recommencé...

Lors de son passage à Ryad, il s'est A NOUVEAU INCLINE AVEC DEFERENCE devant le Saoud de service...



Ce ne peut donc plus être une simple "pitrerie" !



« Celui qui abandonne sa religion islamique, tuez-le. »
(Al Bukhâri , Al Sahîh  Volume 4, Livre 52, Numéro 260)


On comprend maintenant pourquoi aucune fatwa n'a jamais été lancée contre lui !


IL EST TOUJOURS MUSULMAN !...

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 19:35



I. L’Eurabie a une capitale : Rotterdam,
par Sandro Magister



ROME, le 19 mai 2009 – L’un des résultats les plus incontestables du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte est l’amélioration des rapports avec l'islam. Les trois jours passés en Jordanie, puis la visite à la Coupole du Rocher à Jérusalem ont fait passer dans le grand public musulman – pour la première fois aussi largement – l'image d’un pape ami, entouré de leaders musulmans heureux de l’accueillir et de collaborer avec lui pour le bien de la famille humaine.

Mais la distance entre cette image et la réalité crue des faits est également incontestable. Non seulement dans les pays sous domination musulmane, mais aussi là où les disciples de Mahomet sont minoritaires, par exemple en Europe.

En 2002 Bat Ye'or, une chercheuse née en Egypte et de nationalité britannique, spécialiste de l’histoire des minorités chrétiennes et juives – dites "dhimmies" – dans les pays musulmans, a créé le mot "Eurabie" pour définir le destin vers lequel elle voit se diriger l'Europe. Un destin de soumission à l'islam, de "dhimmitude".

Oriana Fallaci a repris le mot "Eurabie" dans ses écrits et lui a donné une résonance mondiale. Le 1er août 2005, Benoît XVI l’a reçue en audience privée, à Castel Gandolfo. Elle refusait le dialogue avec l'islam, lui le voulait et le veut. Mais ils sont tombés d'accord – comme elle l’a raconté ensuite – pour reconnaître "la haine de soi" dont l'Europe fait preuve, son vide spirituel, sa perte d'identité, alors même que le nombre d’immigrés de confession musulmane y augmente.

La Hollande est à cet égard un test extraordinaire. C’est le pays où le libre arbitre individuel est le plus développé – au point que l'euthanasie des enfants y est permise -, où l'identité chrétienne s’est le plus effacée, où la présence musulmane devient la plus arrogante.

Le multiculturalisme y est la règle. Mais les contrecoups sont également dramatiques: de l’assassinat du leader politique anti-islamiste, Pim Fortuyn, à la persécution de la dissidente somalienne, Ayaan Hirsi Ali, et au meurtre du metteur en scène, Theo Van Gogh, condamné à mort pour le film "Submission" qui dénonce les crimes de la théocratie musulmane. Le successeur de Fortuyn, Geert Wilders, vit depuis six ans sous protection policière, 24 heures sur 24.

Il y a, en Hollande, une métropole où cette nouvelle réalité se voit à l’œil nu, plus qu’ailleurs. Où des quartiers entiers sont des morceaux de Moyen-Orient, où se dresse la plus grande mosquée d'Europe, où les tribunaux et les théâtres appliquent des éléments de la loi islamique, la charia, où beaucoup de femmes circulent voilées, où le maire est musulman et fils d’imam.

Cette métropole, c’est Rotterdam, deuxième ville de Hollande pour la population, premier port d'Europe pour le volume des échanges.

Le reportage qui suit, réalisé à Rotterdam et publié par le quotidien italien "il Foglio" le 14 mai 2009, est le deuxième d’une série de sept qui constitue une grande enquête sur la Hollande.

L'auteur, Giulio Meotti, écrit aussi pour le Wall Street Journal. Il publiera, en septembre prochain, un livre-enquête sur Israël.



II. Dans la casbah de Rotterdam
par Giulio Meotti


Il Foglio


A Feyenoord, on voit partout des femmes voilées filer comme l’éclair dans les rues du quartier, évitant tout contact, surtout avec les hommes, même un contact visuel. Feyenoord a la taille d’une ville, 70 nationalités y cohabitent, on y vit de subventions et d’habitat populaire. C’est là que l’on comprend le mieux que la Hollande – avec toutes ses lois anti-discrimination et toute son indignation morale – est une société à ségrégation totale. Bombardée deux fois par la Luftwaffe pendant la seconde guerre mondiale, Rotterdam est une ville neuve. Comme Amsterdam, elle est en dessous du niveau de la mer mais, contrairement à la capitale, elle n’a pas de charme libertin. A Rotterdam ce sont les vendeurs arabes d’aliments halal qui dominent l'esthétique urbaine, pas les néons des prostituées. Partout on voit des casbah-cafés, des agences de voyages qui offrent des vols pour Rabat et Casablanca, des posters de solidarité avec le Hamas et des cours de néerlandais à prix avantageux.

Deuxième ville du pays, c’est une ville pauvre mais aussi le moteur de l'économie avec son vaste port, le plus important d'Europe. Peuplée majoritairement d’immigrés, elle possède la mosquée la plus haute et la plus imposante de toute l’Europe. 60 % des étrangers qui arrivent en Hollande viennent habiter ici. Ce qui frappe le plus quand on entre dans la ville, en train, ce sont les mosquées énormes, fascinantes, dans un paysage verdoyant, luxuriant, boisé, humide : on dirait des corps étrangers par rapport au reste. On l’appelle "Eurabie". Imposante, la mosquée Mevlana des Turcs a les minarets les plus hauts d'Europe, plus hauts même que le stade de l’équipe de football Feyenoord.

Beaucoup de quartiers de Rotterdam sont sous le contrôle de l'islamisme le plus sombre et le plus violent. La maison de Pim Fortuyn se détache comme une perle dans une mer de tchadors et de niqabs. Elle se trouve au 11 Burgerplein, derrière la gare. De temps à autre, quelqu’un vient déposer des fleurs devant la maison de ce professeur assassiné à Amsterdam, le 6 mai 2002. D’autres laissent un papier: « En Hollande on tolère tout, sauf la vérité ». Un millionnaire nommé Chris Tummesen a acheté la maison de Pim Fortuyn pour qu’elle reste intacte. Le soir précédant le meurtre, Pim était nerveux, il avait dit à la télévision qu’un climat de diabolisation s’était créé contre lui et ses idées. Et puis c’est arrivé, avec ces cinq coups de feu dans la tête, tirés par Volkert van der Graaf, militant de la gauche animaliste, un jeune maigrelet, calviniste, aux cheveux rasés, aux yeux sombres, habillé comme un écologiste pur et dur - gilet fait main, sandales, chaussettes en laine de chèvre - végétarien absolu, « un garçon impatient de changer le monde », disent ses amis.

Depuis peu, on a vu apparaître, au centre de Rotterdam des photos mortuaires de Geert Wilders, placées sous un arbre avec une bougie indiquant sa mort prochaine. Aujourd’hui l’homme politique le plus populaire de la ville est Wilders, héritier de Fortuyn, ce professeur homosexuel, catholique, ex-marxiste, qui avait lancé un parti pour sauver le pays de l'islamisation. A ses funérailles il ne manquait que la reine Béatrice pour que l'adieu au "divin Pim" devienne royal. D’abord présenté comme un monstre (un ministre hollandais l’a traité d’"untermensch", sous-homme pour les nazis), il a ensuite été idolâtré. Les prostituées d’Amsterdam ont déposé une couronne de fleurs au pied de l'obélisque des victimes sur la place Dam.

Il y a trois mois, The Economist, un hebdomadaire éloigné des thèses anti-islamiques de Wilders, qualifiait Rotterdam de "cauchemar eurabe". Pour beaucoup de Hollandais qui y vivent, l'islamisme est aujourd’hui un danger plus grave que le Delta Plan, le système de digues compliqué qui empêche les inondations venues de la mer, comme celle de 1953 qui fit 2 000 morts. La pittoresque petite ville de Schiedam, à côté de Rotterdam, a toujours été un bijou, dans l’esprit des Hollandais. Mais elle a perdu cette aura de mystère il y a trois ans, quand elle est devenue, dans les quotidiens, la ville de Farid A., l'islamiste qui menaçait de mort Wilders et la dissidente somalienne Ayaan Hirsi Ali. Depuis six ans, Wilders vit sous protection policière, 24 heures sur 24.

A Rotterdam les avocats musulmans veulent aussi changer les règles du droit, demandant à pouvoir rester assis quand le juge entre. Ils ne reconnaissent qu’Allah. L'avocat Mohammed Enait a refusé de se lever quand les magistrats sont entrés dans la salle, disant que « l'islam enseigne que tous les hommes sont égaux ». Le tribunal de Rotterdam lui a reconnu le droit de rester assis: « Il n’existe aucune obligation juridique imposant aux avocats musulmans de se lever devant la cour, dans la mesure où ce geste est en opposition avec les préceptes de la foi musulmane ». Enait, qui dirige le cabinet d’avocats Jairam Advocaten, a expliqué qu’il « considère tous les hommes comme égaux et n’admet aucune forme de déférence envers qui que ce soité. Tous les hommes, mais pas toutes les femmes. Enait est connu pour son refus de serrer la main aux femmes, dont il a dit plusieurs fois qu’il les préférait avec la burqa. Et des burqas, on en voit beaucoup à Rotterdam.

Que l'Eurabie existe désormais à Rotterdam, cela a été démontré par une affaire survenue en avril au Zuidplein Theatre, l’un des plus prestigieux de la ville, moderniste et fier de « représenter la diversité culturelle de Rotterdam ». Situé au sud de la ville, il est subventionné par la mairie que dirige Ahmed Aboutaleb, musulman et fils d’imam. Il y a trois semaines, le Zuidplein a accepté, au nom de la charia, de réserver tout un balcon aux femmes. Cela se passait non pas au Pakistan, ou en Arabie saoudite, mais dans la ville d’où les Pères Fondateurs sont partis pour les Etats-Unis. Ici les pèlerins puritains débarquèrent du Speedwell qu’ils échangèrent contre le Mayflower. Ici a commencé l'aventure américaine. Ici, aujourd’hui, la charia est légalisée.

A l’occasion du spectacle du musulman, Salaheddine Benchikhi, le Zuidplein Theatre a répondu favorablement à sa demande de réserver les cinq premiers rangs aux femmes. Salaheddine, éditorialiste du site Morokko.nl, est connu pour son opposition à l'intégration des musulmans. Le conseil municipal l’a approuvé: « Selon nos valeurs occidentales, la liberté de vivre sa vie en fonction de ses convictions est un bien précieux ». Un porte-parole du théâtre a aussi défendu le metteur en scène: « Il est difficile de faire venir les musulmans au théâtre, alors nous sommes prêts à nous adapter ».

Le metteur en scène, Gerrit Timmers, est également prêt à s’adapter. Ce qu’il dit est assez symptomatique de ce que Wilders appelle "auto-islamisation". Le premier cas d’autocensure est apparu justement à Rotterdam, en décembre 2000. Timmers, directeur du groupe théâtral Onafhankelijk Toneel, voulait mettre en scène la vie de la femme de Mahomet, Aïcha. Mais l'œuvre a été boycottée par les acteurs musulmans de la compagnie quand il est devenu évident qu’ils allaient être une cible pour les islamistes. « Nous aimons beaucoup la pièce, mais nous avons peur », ont-ils dit. Le compositeur, Najib Cherradi, a déclaré qu’il se retirait - « pour le bien de ma fille ». Le quotidien Handelsblad a intitulé un de ses articles "Téhéran sur Meuse", du nom du fleuve qui arrose Rotterdam. « J’avais déjà fait trois spectacles sur les Marocains et, pour celui-là, je voulais des acteurs et des chanteurs musulmans », nous raconte Timmers. « Mais ils m’ont dit que c’était un sujet dangereux et qu’ils ne pouvaient pas y participer parce qu’ils avaient reçu des menaces de mort. A Rabat un article a dit que nous finirions comme Salman Rushdie. Pour moi, il était plus important de continuer le dialogue avec les Marocains que de les provoquer. Voilà pourquoi cela ne me pose pas de problème si les musulmans veulent séparer les hommes et les femmes dans un théâtre ».

Nous rencontrons le metteur en scène qui a introduit la charia dans les théâtres hollandais, Salaheddine Benchikhi. Il est jeune, moderne, orgueilleux, parle un anglais parfait. « Je défends le choix de séparer les hommes des femmes, parce qu’ici, il y a la liberté d'expression et d’organisation. Si les gens ne peuvent pas s’asseoir où ils veulent, c’est de la discrimination. Il y a deux millions de musulmans en Hollande et ils veulent que notre tradition devienne publique, tout évolue. Le maire Aboutaleb m’a soutenu ».

Il y a un an, la ville est entrée en ébullition quand les journaux ont rendu publique une lettre de Bouchra Ismaili, conseillère municipale de Rotterdam: « Ecoutez bien, débiles imbéciles, nous sommes ici pour y rester. C’est vous qui êtes des étrangers ici, avec Allah de mon côté je ne crains rien ; laissez-moi vous donner un conseil: convertissez-vous à l'islam et trouvez la paix ». Il suffit de faire un tour en ville pour comprendre que, dans bien des quartiers, on n’est plus en Hollande mais dans un morceau de Moyen-Orient. Certaines écoles ont une "salle du silence" où les élèves musulmans, majoritaires, peuvent prier cinq fois par jour, avec un poster de la Mecque, le Coran et des ablutions rituelles avant la prière. Un autre conseiller municipal musulman, Brahim Bourzik, veut faire dessiner en divers points de la ville des emplacements où s’agenouiller en direction de la Mecque.

Sylvain Ephimenco, journaliste franco-hollandais, vit à Rotterdam depuis 12 ans. Il a été, pendant 20 ans, correspondant de Libération en Hollande et est fier de ses références de gauche. « Même si je n’y crois plus maintenant », dit-il en nous accueillant dans sa maison qui donne sur un petit canal de Rotterdam. Non loin de là se trouve la mosquée Al-Nasr de l'imam Khalil al Moumni, qui, au moment de la légalisation du mariage gay, a dit que les homosexuels étaient des « malades pires que des porcs ». De l’extérieur, on voit que la mosquée, construite par les premiers immigrés marocains,  a plus de 20 ans. Moumni a écrit une brochure qui circule dans les mosquées hollandaises, "Le chemin du musulman", dans lequel il explique qu’il faut couper la tête aux homosexuels et « l’accrocher au bâtiment le plus haut de la ville ». A côté de la mosquée Al-Nasr, nous nous asseyons dans un café réservé aux hommes. En face, il y a un abattoir halal musulman. Ephimenco a écrit trois essais sur la Hollande et l'islam ; aujourd’hui c’est un éditorialiste connu du quotidien chrétien de gauche, Trouw. Il a la meilleure perspective pour comprendre une ville qui, peut-être plus qu’Amsterdam elle-même, incarne la tragédie hollandaise.

« Il n’est pas vrai du tout que Wilders recueille des voix dans les banlieues ; tout le monde le sait même si on ne le dit pas », nous confie-t-il. « Aujourd’hui, les électeurs de Wilders sont des gens cultivés, même si, au début, c’était la Hollande des classes modestes, des tatoués. Beaucoup d’universitaires et de gens de gauche votent pour lui. Le problème, ce sont tous ces voiles islamiques. Derrière chez moi, il y a un supermarché. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas un seul voile. Aujourd’hui, à la caisse, il n’y a que des musulmanes en tchador. Wilders n’est pas Haider. Il est de droite mais aussi de gauche, c’est un Hollandais typique. Ici, il y a des horaires réservés aux femmes musulmanes à la piscine. Voilà l'origine du vote pour Wilders. Il faut arrêter l'islamisation, la folie du théâtre. A Utrecht, il y a une mosquée où les services municipaux sont séparés pour les hommes et les femmes. Les Hollandais ont peur. Wilders s’oppose au Frankenstein du multiculturalisme. Moi qui étais de gauche et qui aujourd’hui ne suis plus rien du tout, je dis que nous avons atteint la limite. J’ai senti que les idéaux des Lumières étaient trahis par cet apartheid volontaire, je sens que, dans mon cœur, les idéaux d'égalité entre hommes et femmes et de liberté d'expression sont morts. Ici, la gauche est conformiste et la droite a une meilleure réponse au multiculturalisme fou ».

Tariq Ramadan, le célèbre islamiste suisse, qui est aussi consultant spécial de la municipalité, enseigne à l’Erasmus University de Rotterdam. Des déclarations de Ramadan critiquant les homosexuels ont été découvertes par la plus connue des revues gay hollandaises, Gay Krant, dirigée par un journaliste loquace, Henk Krol. Dans une cassette vidéo, Ramadan définit l'homosexualité comme « une maladie, un désordre, un déséquilibre ». Dans le même film, Ramadan parle aussi des femmes, « dans la rue, elles doivent garder les yeux baissés ». Le parti de Wilders a demandé que le conseil municipal soit dissous et l'islamiste genevois, chassé, mais ce dernier a vu son contrat renouvelé pour deux ans. Au même moment, de l’autre côté de l'océan, l'administration Obama confirmait à Ramadan que l’accès au territoire des Etats-Unis lui restait interdit. Dans l’un des films que détient Krol, Ramadan dit aux femmes: "Allah a une règle importante: si tu cherches à attirer l'attention par du parfum, par ton aspect ou tes gestes, tu n’es pas dans la bonne direction spirituelle".

« Quand Pim Fortuyn a été tué, cela a été un choc pour tout le monde : un homme avait été assassiné à cause de ce qu’il disait », nous dit Krol. « Ce pays n’était plus le mien. Je pense encore à quitter la Hollande, mais pour aller où ? Ici nous avons tout critiqué, l’Eglise catholique et la protestante. Mais quand nous avons critiqué l'islam, on nous a dit: Vous êtes en train de créer de nouveaux ennemis! ». D’après Ephimenco, le secret du succès de Wilders, c’est la rue: « A Rotterdam il y a trois mosquées énormes, dont l’une est la plus grande d'Europe. Il y a de plus en plus de voiles islamiques et un élan islamiste venu des mosquées. Je connais beaucoup de gens qui ont quitté le centre-ville pour la banlieue riche et blanche. Mon quartier est pauvre et basané. C’est une question d’identité, dans la rue on ne parle plus néerlandais, mais arabe et turc ».

Nous rencontrons l'homme qui a hérité de la rubrique de Fortuyn au quotidien Elsevier. Bart Jan Spruyt est un jeune et vigoureux intellectuel protestant, fondateur de la Edmund Burke Society mais surtout auteur de la "Déclaration d’indépendance", de Wilders, dont il est le collaborateur depuis le début. « Ici, un immigré n’a pas besoin de lutter, d’étudier, de travailler, il peut vivre aux frais de l’Etat », nous dit Spruyt. « Nous avons fini par créer une société parallèle. Les musulmans sont majoritaires dans beaucoup de quartiers et demandent la charia. Ce n’est plus la Hollande. Notre usage de la liberté a fini par se retourner contre nous, c’est un processus d’auto-islamisation ».

Spruyt était un grand ami de Fortuyn. « Pim a dit ce que l’on savait depuis des décennies. Il a attaqué l’establishment et les journalistes. Il y a eu un grand soulagement populaire quand il est entré en politique, on l’appelait le "chevalier blanc". La dernière fois que j’ai parlé avec lui, une semaine avant sa mort, il m’a dit qu’il avait une mission. Son assassinat n’a pas été le geste d’un fou solitaire. En février 2001, Pim a annoncé qu’il voulait que l’article premier de la constitution hollandaise sur la discrimination soit modifié parce que selon lui, et il avait raison, cet article tue la liberté d’expression. Le lendemain, dans les églises hollandaises, en général vides et utilisées pour des réunions publiques, le journal d’Anne Frank a été lu en guise de mise en garde contre Fortuyn. Pim était vraiment catholique, plus qu’on ne le croit ; dans ses livres il critiquait l'actuelle société sans père, sans valeurs, vide, nihiliste ».

Chris Ripke est un artiste connu dans la ville. Son atelier est proche d’une mosquée dans Insuindestraat. En 2004, choqué par l’assassinat du metteur en scène, Theo Van Gogh, par un islamiste hollandais, Chris a décidé de peindre sur le mur de son atelier un ange et le commandement biblique "Gij zult niet doden", tu ne tueras pas. Les gens de la mosquée voisine ont trouvé le texte "offensant" et ont appelé celui qui était alors maire de Rotterdam, le libéral Ivo Opstelten, qui a ordonné à la police d’effacer la peinture, jugée "raciste". Wim Nottroth, un journaliste de télévision, s’est mis devant en signe de protestation. La police l’a arrêté et le film a été détruit. Ephimenco a fait pareil à sa fenêtre: « J’y ai placé une grande toile blanche avec le commandement biblique. Des photographes et la radio sont venus. Si on ne peut plus écrire "tu ne tueras pas", dans ce pays, alors cela veut dire que nous sommes tous en prison. C’est comme l'apartheid, les blancs vivent avec les blancs et les noirs avec les noirs. Il y a un grand froid. L'islamisme veut changer la structure du pays ». Ephimenco pense qu’une partie du problème est la déchristianisation de la société. « Quand je suis arrivé ici, dans les années Soixante, la religion était en train de mourir, un fait unique en Europe, une déchristianisation collective. Et puis, les musulmans ont remis la religion au centre de la vie sociale. Aidés par l'élite antichrétienne ».

Nous sortons faire un tour dans les quartiers islamisés. A Oude Westen on ne voit que des arabes, des femmes voilées de la tête aux pieds, des magasins alimentaires ethniques, des restaurants islamiques et des centres commerciaux de musique arabe. « Il y a dix ans, il n’y avait pas tous ces voiles », dit Ephimenco. Derrière chez lui, dans une zone bourgeoise et verdoyante avec des maisons à deux étages, il y a un quartier islamisé. Partout des enseignes musulmanes. « Regardez tous ces drapeaux turcs. Là, il y a une église importante, mais elle est vide, plus personne n’y va ». Au centre d’une place se dresse une mosquée avec des inscriptions en arabe. « Avant, c’était une église ». Pas très loin, il y a le plus beau monument de Rotterdam, une petite statue en granit de Pim Fortuyn. Sous la tête en bronze brillant, la bouche ouverte pour prononcer le dernier discours en faveur de la liberté de parole, il y a une inscription en latin: "Loquendi libertatem custodiamus", gardons la liberté de parler. Chaque jour quelqu’un dépose des fleurs.


Giulio Meotti

© Il Foglio

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 11:37



Petit rappel historique:



711 : les armées du prophète traversent le détroit de Gibraltar
712 : prise de Saragosse
714 : pillage de l'Andalousie
732 : les armées du prophète commandées par Abd-el-Rahman sont arrêtées à Tours par le duc Charles-Martel, après avoir ravagé la région et pillé Poitiers
796 : répression de la révolte de convertis involontaires à Cordoue; exil de 20 000 familles.
817 : révolte de convertis forcés à Cordoue; expulsion des habitants.
829 : révolte de Tolède contre les musulmans, qui dure 8 ans.
850 : à Cordoue, le prêtre Perfectus est décapité publiquement pour blasphème, ayant voulu débattre des erreurs de l'islam.
850 : le marchand chrétien Johannes de Cordoue est torturé puis emprisonné pour avoir prononcé le nom de Mahomet pendant une vente.
851 : début du "martyre des Mozarabes" à Cordoue.
851 : décapitation du moine de Cordoue Isaac pour blasphème envers l'islam.
851 : édit d'Abd el Rahman II de Cordoue menaçant de mort tous les blasphémateurs envers l'islam.
851 : les chefs de la communauté chrétienne de Cordoue sont emprisonnés.
851 : deux exécutions de blasphémateurs chrétiens contre l'islam à Cordoue.
852 : quatre exécutions de blasphémateurs chrétiens contre l'islam à Cordoue.
852 : épuration de l'administration de Cordoue de ses éléments chrétiens.
852 : exécution du chrétien de Cordoue Fandila pour blasphème contre l'islam.
852 : destruction des églises de Cordoue datant d'après la conquête arabe.
853 : projet de l'émir de Cordoue Mohammed I de vendre comme esclaves toutes les femmes chrétiennes pour éliminer les chrétiens de sa ville; ses ministres l' en dissuadent.
857 : mesures anti-chrétiennes à Cordoue.
884 : début de la révolte d'Umar ben Hafsun en Espagne regroupant autour de lui chrétiens et convertis forcés.
900 : interdiction pour les chrétiens de Cordoue de construire de nouvelles églises.
918 : répression de la révolte de Ben Hafsun en Espagne.
924 : prise et destruction de Pamphona, capitale de la Navarre.
963 : le calife Al Hakam II attaque la Castille.
974 : invasion almoravide en Espagne; destruction de bibliothèques
976 : règne d'Hisham II en Espagne; destruction des bibliothèques contenant des livres de philosophie, sous l'influence de M. Ibn Abo Amir.
997 : destruction totale de Saint Jacques de Compostelle par Al Mansur.
1000 : description des opérations de castration dans l'occident musulman par le géographe Maqdessi.
1002 : mort d'Al Mansour, après 52 expéditions contre les royaumes chrétiens d'Espagne.
1010 : début de massacre de centaines de juifs autour de Cordoue => 1013.
1066 : massacre de milliers de juifs à Grenade.
1115 : attaque des Baléares.
1120 : arrestation du musicien, philosophe et poète Ibn Bajja en Espagne, pour hérésie; il est libéré grâce au père d'Averroes
1144 : révolte de soufis dans l'Andalousie occidentale et répression.
1146 : invasion de l'Espagne par les Almohades, berbères extrémistes.
1147 : prise de Tlemcen par les Almohades; persécution des juifs.
1147 : invasion des Almohades en Espagne: expulsion des juifs ou conversions forcées.
1172 : prise de Séville par les Almohades.
1184 : les Almohades imposent des signes distinctifs aux chrétiens et aux juifs en Espagne.
1195 : persécution d'Averroes à Marrakesh.
1198 : Averroes séjourne en Espagne et à Marrakesh; il est accusé d'hérésie par l'entourage du calife; ses livres de philosophie sont brûlés et lui même est banni.
1217 : début des persécutions contre le soufi andalou Ibn Sabin =>1269.
1261 : révolte des musulmans de Castille.
1270 : ségrégation généralisée des juifs en Andalousie.





Et, jusqu'à 1492, il va encore rester 222 ans de martyr pour les Chrétiens et les Juifs...
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 19:13




Lyon : Allahu Akbar ! Chaque arrondissement compte désormais un lieu de culte musulman.

mosquée lyonC’est au détour d’un article du Progrès portant sur l’ouverture de deux nouvelles salles de prières à Lyon-Perrache que nous apprenons que chaque arrondissement de Lyon a désormais son propre lieu de culte musulman. Allahu akbar !


Cerise sur le loukoum, le département du Rhône compte désormais la bagatelle de 50 lieux de culte musulmans. Allahu akbar (bis) !

Mais à part cela, l’islamisation n’est qu’un fantasme de vilains islamophobes™ pas beaux.

 

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:21



EXTRAIT D'UN ARTICLE DE Yvan RIOUFOL



(...)

"Abordant, la semaine dernière au Caire (Égypte), les relations entre l'Occident et le monde islamique, le président américain (ndlr: Hussein Obama) a donné la mesure du conformisme de la gauche américaine, en se faisant le porte-parole de l'histoire "revisitée".

 Ainsi, selon Obama,

 "c'est l'islam (...) qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au siècle des Lumières en Europe". (sic) 

(ndlr: On croit rêver ! Ou bien il y croit et il est aussi culturellement nul que ses prédécesseurs
 ou bien il n'y croit pas et n'est alors qu'un simple et trés piètre propagandiste de la cause islamique trés imprudemment élu...)

Une affirmation (parmi d'autres) pour le moins contestable
- pourquoi dès lors l'islam des Lumières tarde-t-il tant à s'affirmer ? - qui illustre ce que dénonce l'historien Sylvain Gouguenheim, qui soutient au contraire la continuité des racines grecques dans l'Europe chrétienne. Il est vrai que, depuis la sortie de son livre (Aristote au Mont-Saint-Michel, Seuil), Gouguenheim ne compte plus ses détracteurs.

Les pétitionnaires se bousculent, en revanche, pour soutenir, ces jours-ci, Vincent Geisser, chercheur au CNRS et militant de la cause islamique, à qui serait reproché un manquement à l'obligation de réserve."
 
(ndlr: pour mémoire ce gougnafier est salarié du CNRS donc du Contribuable français - donc de nous tous - et passe son temps sur oumma.com à se répandre en jérémiades et imprécations contre tout ce qui n'est pas musulman, il est soutenu par tout ce que la France compte d'anti-nationaux !) .




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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 14:29


L'ON VOUDRAIT NOUS FAIRE GOBER LA PILULE DE L'ISLAM MODERE, CE CHEVAL DE TROIE DES MUSULMANS TOUT COURT ET DES SOTS UTILES MAIS...



Où étaient ces musulmans "modérés"
quand des nécrophiles Arabes ont mutilé les corps de 4 Américains près de Fallujah, ont marché sur leurs crânes brûlés, et ont accroché leurs corps brûlés sur un pont ?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les "Palestiniens" lynchaient et mutilaient les corps de deux  réservistes israéliens, pères de familles égarés par erreur à Ramallah ?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand 19 musulmans ont fait sauter le World Trade Center et le Pentagone le 11 septembre ?

Où sont ces musulmans "modérés" quand les musulmans continuent à massacrer les Chrétiens soudanais et les non-musulmans du Darfour et ailleurs au Sud Soudan?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand des musulmans du GIA et du FIS ont massacré 150.000 musulmans, violé leurs filles et leurs femmes et pillé leurs biens?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les musulmans ont fait sauter le vol 103 de Pan Am à Lockerbie ?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les musulmans ont bombardé le baraquements des marine au Liban tuant 241 Américains en 1983 ?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les musulmans ont bombardé l'USS COLE ?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les musulmans ont bombardé les Ambassades Americaines en Afrique (En Tanzanie et au Kenya), tuant 231 personnes ?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand Abou Mazen a organisé l'attaque terroriste de '"Septembre Noir" pendant les Jeux Olympiques de Munich, tuant 11 athlètes Israéliens et un citoyen Américain?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand le 18 juillet 1994 au moins 96 personnes furent tuées quand une bombe éclata dans un centre social juif à Buenos-aires?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand Abou Abbas a jeta Leon Klinghoffer , un invalide en chaise roulante, par dessus bord du paquebot de croisière l’Achille Lauro?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les émeutiers "palestiniens" incendièrent un lieu sacré pour les juifs, le tombeau de Joseph?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les Talibans ont fait sauter les statues Bouddhistes en Afghanistan?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand deux explosions simultanées soufflèrent deux synagogues d'Istanbul, tuant au moins 15 personnes et en blessant au moins 140?
 
Où étaient ces musulmans "modérés" après l’attentat contre une des plus vieilles Synagogues de Tunisie a Djerba, tuant 14 Allemands, 5 Tunisiens et un Français?


Où étaient ces musulmans "modérés" après les attentats meurtriers de Madrid du 11 mars 2005 qui tuèrent 191 personnes, en blessèrent plus de 1.500 et dont les survivants luttent toujours pour reconstruire leurs vies?


Où étaient ces musulmans "modérés" quand les "Palestiniens" distribuaient des bonbons pour célébrer la mort de 3000 Américains dans l'attaque suicide du 11 septembre?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand l'attaque suicide de la Jamah Islamiyah tua 12 personnes et en blessa 150 a l'hôtel Marriott de Jakarta, en Indonésie?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand des attentats à la bombe perpétrés par des terroristes marocains tuèrent 28 personnes et en blessèrent plus de 100 à Casablanca?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand les bombardiers de suicide ont tué 12 personnes au Kenya a l'hôtel Paradis( Paradise Hotel) et quand deux missiles sol- air tirees par des terroristes Musulmans ont failli d'abattre un avion de ligne Israélien avec tous ses passagers ?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand presque 200 personnes furent tués dans une boîte de nuit de l'île indonésienne de Bali?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand 300.000 corps de citoyens Irakiens, massacrés par Saddam et ses sbires, furent trouvés dans des fausses communes?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand Daniel Pearl, un journaliste du Wall Street Journal fut brutalement égorgé. Cet acte de sauvagerie fut enregistré sur vidéo avec la participation d'un citoyen britannique musulman?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand deux musulmans britanniques (nés en Angleterre) sont allés se faire exploser dans une discothèque, Le Mike's Place, à Tel-Aviv, tuant 3 personnes et en blessant 50?

Où étaient ces musulmans "modérés" quand des hôtels de Taba et Sharm El Sheikh sautèrent, entraînant des morts horribles?

 

 

CET INVENTAIRE A LA PREVERT EST REPRODUIT A PARTIR D'UN POST D'UN INTERNAUTE QUI SE RECONNAÎTRA  !

LA LISTE POURRAIT ENCORE ÊTRE ETENDUE MAIS L'ECOEUREMENT FINIT PAR GAGNER...

CE SILENCE SEPULCRAL DE POPULATIONS EVALUEES A UN MILLIARD D'INDIVIDUS ET QUE L'ON POURRAIT CONSIDERER COMME ETANT DE SENSIBILITES DIFFERENTES MAIS QUI FINALEMENT ONT UN POINT COMMUN: L'ISLAM ET SES PRECEPTES DE TERREUR DANS UN BUT DE SOUMISSION DE L'AUTRE !

AUCUNE RELIGION NE PRÔNE ET NE PEUT PRÔNER LA DESTRUCTION DE L'AUTRE SAUF A NE VEHICULER QU'UNE IDEOLOGIE SECTAIRE DE HAINE ET DE POUVOIR !  


CARTHAGO DELENDA EST...


 

 

 

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:40



Le discours du Caire comme paradigme de la dhimmitude rampante




090611Le discours prononcé par le président des États-Unis à l'université du Caire le 4 juin est apparu à beaucoup de braves gens comme pavé des meilleures intentions. On l'a présenté comme annonciateur de temps heureux où l'épée deviendra charrue et où le lion jouera gentiment avec la gazelle.

Cependant, il contient un tel nombre de demi-vérités et de franches légendes qu'il faut un certain temps pour les analyser froidement et en mesurer les conséquences. Dans un tel propos, l'interprétation de l'auditeur, plus encore que celle du lecteur, compte finalement plus que l'habile formulation du rédacteur.

Le mensonge brut, le plus gros, consiste à poser comme un dogme, que la civilisation se trouverait redevable en quoi que ce soit de la religion islamique. Postulat, naturellement non-démontré, car indémontrable, puisque faux, un tel sophisme alimente la propre nostalgie interne des musulmans pour leur âge d'or. Modestement d'ailleurs ceux-ci le situent entre 622 et 661, c'est-à-dire à l'époque où Mahomet, de 622 jusqu'à sa mort, puis les quatre califes dits "rachidoun" gouvernent à Médine la communauté des croyants (1).

À partir des Omeyyades, autrement dit : de la dynastie de Moawiya, gouverneur de la Syrie conquise, et qui, cinquième calife, régnera à Damas, nous considérons souvent en occident que l'empire islamique médiéval était devenu une puissance culturellement estimable. Elle le restera plus ou moins jusqu'à la destruction de la capitale abbasside de Bagdad par les Mongols en 1258.

Il se trouve que l'islamisme proprement dit professe une tout autre vision. Ceux que, par commodité, nous acceptons d'appeler "salafistes", du nom qu'ils se donnent eux-mêmes par référence à la doctrine des "pieux ancêtres", pensent de ces sociétés ultérieures : damascène, puis mésopotamienne ou persane, a fortiori andalouse ou ottomane, qu'elles témoigneraient, à les en croire, déjà d'un abâtardissement.

Revenons par conséquent aux affirmations développées dans le discours de M. Obama.

Pour qu'elles contiennent la moindre part de vérité, il faudrait pouvoir déterminer en quoi, au VIIe siècle, la prédication religieuse de la péninsule arabique a pu déterminer elle-même un seul "progrès de l'esprit humain". On reste bien en peine, du point de vue occidental.

La thèse dans laquelle s'inscrit implicitement le discours présidentiel américain se retrouve dans la triple conclusion citant successivement le Talmud, la Bible et ce qu'il appelle le "saint" Coran. En elle-même, cette présentation devrait heurter le chrétien. Elle met le livre musulman au-dessus du nôtre, dont le message spécifique s'appelle l'Évangile. Accessoirement, celui-ci ne donne aucune ligne directrice étrangère à celles de l'Ancien Testament, insistant plus spécifiquement, pour faire court sur une dimension humaniste, elle-même présente dans le Lévitique, et résolument pacifique : "quiconque vit par l'épée périra par l'épée".

Admettons cependant, un instant, que la croyance commune monothéiste, reformulée à leur manière au VIIe siècle par les Bédouins du Hedjaz, les rapprocherait d'un tronc commun judéo-chrétien. Supposons même que cela permette effectivement de parler, bien hardiment d'une "fraternité d'Abraham". On peut le concevoir en lisant honnêtement certains passages du livre saint des mahométans.

Mais, alors, si l'on se situe sur un tel terrain, la même lecture contredit totalement l'affirmation centrale du discours du Caire de M. Barack Husseïn Obama, répétant cette déclaration à peine croyable :
À Ankara, j’ai dit clairement que l’Amérique n’est pas et ne sera jamais en guerre contre l’Islam.
Comment un homme aussi documenté, épaulé par des "agences gouvernementales" – terme américain qui désigne des bureaucraties aussi puissantes que le Département d'État, la CIA, la NSA, etc. – peut-il ignorer ce que tout un chacun peut trouver tout seul dans le Coran.

Les citations djihadistes habituellement abondent. On gagnera à les retrouver soi-même.

Ici je me permets simplement d'en emprunter le tableau au plus favorable des islamologues français, l'universitaire protestant Bruno Étienne. Voici comment il résume la violence recommandée par la "récitation" coranique (2) :
- "Le combat vous est prescrit" (sourate 2 vv216-217 répété à sourate 3, vv157-158, v169, sourate 8 v17)
- "combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de luttes doctrinales et qu'il n'y ait plus d'autres religion que celle de Dieu" (sourate 8 v39) ;
- "combattez ceux qui ne croient pas en Dieu, au jour dernier, qui ne considèrent pas comme illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ainsi que ceux qui parmi les gens des Écritures, ne pratiquent pas la religion de la vérité, jusqu'à ce qu'ils payent, humiliés et de leurs propres mains le tribut." (sourate 9 v29)
-et enfin "ô croyants ! combattez les infidèles qui vous entourent. (sourate 9, vv41,111 et 123; sourate 97 v35 ; sourate 59 v8)

Que faut-il de plus à ce paradigme de la dhimmitude rampante ? Si l'on envisage, au-delà de ce que des musulmans ont pu accomplir de positif, leur religion elle-même (3) on doit voir la vérité en face : cet islam-là a déclaré la guerre à l'occident.

M. Obama constate que "la violence extrémiste menace gravement notre sécurité" et il parle de "la situation en Afghanistan". À qui veut-il faire croire qu'il ne s'agit pas d'une guerre ?

On s'étonnera par conséquent que le président français ait cru bon de déclarer : "Je suis totalement d'accord avec le discours du président Obama, y compris sur la question du voile. (…) en France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. C'est sa liberté." (4)

Dans notre pays, on a pris l'habitude d'appeler des "réformes" toute modification des lois et des règlements. Au nombre de celles-ci, envisage-t-on en haut lieu d'abroger, par conséquent, la Loi du 15 mars 2004 "encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics" ou de ne pas l'appliquer ? On aimerait des précisions de la part du premier magistrat de la république.


 

 

Apostilles

  1. À partir du second calife, Omar ibn el-Khattab (634-644) conquérant, par l'épée,de la Syrie, de la Perse, de la Mésopotamie et de l'Égypte, les successeurs de l'envoyé (khalifa al-rasoul) y prennent le titre de commandeurs des croyants (amir al-mumenin dont l'occident médiéval a fait "miramollin") titre novateur, excluant comme "infidèles" les judéo-chrétiens.
  2. Dans son livre "Islamisme radical" chapitre "du Jihad au tyrannicide" publié en 1987 (Hachette) pages 179-180.
  3. Rappelons qu'officiellement, au moins sein de l'islam sunnite, qui prévaut à l'université égyptienne al-Azhar, "l'interprétation" (idjtihâd) est fermée depuis plus de 700 ans. Cette situation remonte aux califes abbassides. Elle irrite certes quelques "réformistes", au sens occidental du mot.
  4. Le 6 juin à Caen cf AFP.

 

JG Malliarakis
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 17:30






Réconciliation Libye-Italie…au pays de l'empereur Vespasien ! 

Une dégaine de taré et un grotesque geste de mépris qui authentifie à posteriori la signification de la tente de bédouin sur les Champs-Elysées...tente-symbole qu'il a réinstallée prés du Colisée !

  

                 Il semblerait bien quand même que Berlusconi aie la narine sensible...

La photo d’archive épinglée à la poitrine objective la volonté d'humilier le kouffar italien et l'ancien colonisateur !

Cette volonté d'humilier est prescrite dans les hadits du bouquin de référence du si distingué visiteur !

Elle va de pair avec l'octroi du statut de dhimmi...
.
La photo montre l’arrestation en 1931 par les troupes coloniales italiennes du leader libyen de la guerilla Omar al Mukhtar surnommé “Le Lion du Désert”.



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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 11:54



 























TOUT EST LA !

En dehors du grotesque de la situation, les trois premiers ne se trompent pas sur le sérieux du geste et le Saoud n'a pas l'air non plus de le prendre à la galéjade !

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 16:23



Les Américains jugeant sur pièces doutent du pacifisme de la “Religion de Paix”...

Hussein Obama a à plusieurs reprises déclaré sans rire que “L’islam est une religion de paix”. Mais les américains n’en sont pas vraiment certains, c’est du moins ce que montre un récent sondage Rasmussen publié hier.

Moins d’un tiers des électeurs américains (32%) sont d’accord avec les déclarations de leur président et pensent que la plupart des pays musulmans souhaitent entretenir des relations pacifiques avec les États-Unis.


45%
des américains ne sont pas d’accord et 24% ne sont pas sûrs.


Dans un discours prononcé jeudi dernier au Caire, en Egypte, destiné à séduire les musulmans du monde entier, Hussein Obama a déclaré, ” l’Amérique et l’ ne sont pas incompatibles et n’ont pas de raison de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l’ se rejoignent et se nourrissent de principes communs, qui sont la justice et le progrès, la tolérance et la dignité pour chaque être humain.”

La plupart des électeurs américains (55%) ne pensent pas que l’islam partage avec eux les mêmes principes de justice, de progrès et de tolérance.


Seuls 21% déclarent que les deux ont en commun de ces valeurs, et de nouveau, 24% sont indécis.


Les républicains sont beaucoup plus sceptiques que les démocrates au sujet du pacifisme du monde islamique.


Mais dans l’ensemble, ces résultats suggèrent que le président a presque autant de travail à convaincre les Américains, que les musulmans, de la possibilité d’un rapprochement entre l’Amérique et le monde islamique.

 

 

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