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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 22:00

Académie militaire russe :

 


Le commandant de l'Académie militaire russe (l'équivalent d'un général 4 étoiles aux États-Unis) a donné une conférence sur les problèmes potentiels et la stratégie militaire.


À la fin de la conférence, il a demandé s'il y avait des questions.


Un officier se leva et demanda :


-        "Y aura-t-il une 3ème guerre mondiale ?

-         Et la Russie va-t-elle y prendre part ?"


Le général a répondu aux deux questions par l'affirmative.


Un autre agent a demandé :


- "Qui sera l'ennemi ?"


Le général a répondu :  - «Tout indique que ce sera la Chine." 

Tout le monde dans le public a été choqué.


Un 3ème officier a fait remarquer :


- "Général, nous sommes une nation de seulement 140 millions, par rapport aux 1,3 milliard de Chinois". Quelles chances avons-nous de gagner et même de survivre ?"


Le général a répondu :


- "Il suffit de penser à ce sujet pendant un moment :  

Dans la guerre moderne, ce n'est pas la quantité des soldats qui importe, mais la qualité et la volonté de vaincre d'une armée, par exemple, au Moyen-Orient,

il y a eu quelques guerres où 5 millions de Juifs ont combattu contre

150 millions d'Arabes, et Israël a toujours été victorieux."


Puis, après une courte pause, un officier à l'arrière de l'auditorium a demandé :


- Avons-nous suffisamment de juifs en Russie ?

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:40

Vous savez, celle que ce taré de Sarko nous a imposée et que nous allons mettre en oeuvre jusqu'à la lie, c'est à dire jusqu'à ce que les sous-développés d'importation nous remplacent !

 

Comme suiveurs, nous sommes d'une particulière nullité en ne copiant que les principes ou systèmes que les autres prônent puis abandonnent mais nous...pas !

 

 

 

PERSEVERARE DIABOLICUM...

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:19

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:44

Une véritable bombe : la publication des résultats de l' enquête annuelle publiée chaque année dans le Monde, menée par l' institut Opinion way et le Centre de Recherche Politique de Sciences Po, intitulé "Baromètre de la confiance politique".

c' est la 5eme édition mais, pour la première fois cette année, le 13 janvier, la presse n' en a dévoilé que 41 pages sur 84. Cela a mis la puce à l' oreille de "Valeurs actuelles" qui s' est demandé ce qu' on voulait nous cacher, et s' est procuré les résultats de l' enquête, qu' elle publie dans son n°  4026 (de Valeurs actuelles).

Les résultats sont stupéfiants, c' est un séisme politique. En voici le résumé fidèle :

-75% des Français ne font plus confiance à l' Etat, ni à la république.

 
- 88% rejettent catégoriquement les partis politiques.

- 87% jugent que Hollande n' a pas l' étoffe d' un président, ça c' est moins étonnant.

- 61% sont prêts à manifester, alors qu' ils n' étaient que 30% en 2010 !!

- 71% ne font pas confiance aux syndicats.

Mais la stupeur :

- 50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent avoir à la tête du pays "un homme fort qui n' a pas à se préoccuper du parlement ni des élections". Traduction en clair : un roi ou un dictateur, ou du moins un pouvoir personnel fort.

- 12% souhaitent même que l' armée dirige le pays !!

 

Ca c' est du jamais vu depuis 200 ans et ça montre la crise où ces gouvernements d' énarques coupés du pays réel, et d' hommes politiques profiteurs de droite ou de gauche ont plongé le pays.

 

Sans surprise, 36% placent Sarkozy en tête, 34% Marine Le Pen, tous les autres hommes politiques de tous bords sont très loin derrière.

 

- 67% pensent qu' il y  trop d' immigrés en France,

- 50% sont pour le rétablissement de la peine de mort (ils n' étaient que 35% en 2011).

 

Quelles que soient les réflexions que nous suggèrent ces résultats, on voit en tout cas à quel degré de crise profonde nous a mené la politique de ces dernières décennies.

 

Les Français ne veulent plus être gouvernés par les énarques, ils aspirent à un changement radical.

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 21:03

ORF n°0073 du 27 mars 2013 page 5217
texte n° 82


ARRETE
Arrêté du 18 mars 2013 fixant la liste des personnes autorisées à exercer en France la profession de médecin dans la spécialité « médecine générale » en application des dispositions des I et I bis de l'article L. 4111-2 du code de la santé publique et des dispositions du IV de l'article 83 de la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007

NOR: AFSN1307297A



Par arrêté de la ministre des affaires sociales et de la santé en date du 18 mars 2013, sont autorisées à exercer en France la profession de médecin dans la spécialité « médecine générale », en application des dispositions des I et I bis de l'article L. 4111-2 du code de la santé publique et des dispositions du IV de l'article 83 de la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007, les personnes dont les noms suivent :
M. BOUGUETTAYA (Mohamed), né le 15 février 1971 à Oran (Algérie).
Mme SARWARY (Rona), épouse SEDIQ, née le 8 décembre 1961 à Kaboul (Afghanistan).
Mme AJROUDI (Souad), épouse FRIGUI, née le 2 octobre 1969 à Sétif (Algérie).
M. LEKHOUADA (Seghir), né le 20 mars 1960 à Teniet El Abed (Algérie).
M. OLYMPIO (Paul-Joseph), né le 27 août 1959 à Lomé (Togo).
M. AOUACHRIA (Naoufel), né le 10 mai 1968 à Annaba (Algérie).
M. BENSAFI (Safi), né le 26 novembre 1972 à Béni Saf (Algérie).
M. BENKOBBI (Farid), né le 9 février 1969 à Alger (Algérie).
M. DERRAGUI (Bouhadjar), né le 26 mai 1958 à Ain-Temouchent (Algérie).
M. HAFAIFA (Rabah), né le 20 novembre 1972 à Slim (Algérie).
M. TIEBI (André, Francis), né le 23 novembre 1967 à Gbigbikou (Côte d'Ivoire).
Mme BELKHAIMA (Mouna), épouse EL MANSOURI, née le 16 juin 1981 à Safi (Maroc).
Mme DE SOUZA (Ayaba, Sena), épouse D'ALMEIDA, née le 25 octobre 1979 à Lomé (Togo).
M. DJEHA (Khaled), né le 24 octobre 1973 à Constantine (Algérie).
Mme GOSSAGAVOUGA (Aline, Olga), née le 30 décembre 1967 à Libreville (Gabon).
M. HAFID (Azzedine), né le 24 janvier 1975 à Ain-Temouchent (Algérie).
M. MAKOKO EMINENKOS (Luc), né le 9 mai 1964 à Bembele (Congo).
Mme NGOUNOU WANDJI (Anny, Games), née le 20 juin 1977 à Metet (Cameroun).
M. LARBAOUI (Mahmoud), né le 23 août 1978 à Béni Saf (Algérie).
M. NZEUKENG (Blaise, Romain), né le 5 juillet 1975 à Tiko-Fako (Cameroun).
M. AKAKPO (Mawunyo, Dzifa), né le 27 janvier 1978 à Lomé (Togo).
Mme BEN BRAHIM (Inès), épouse GRISSA, née le 8 avril 1980 à Sousse (Tunisie).
Mme BOUAZZA (Fatma), épouse SAHRAOUI, née le 30 novembre 1959 à Chlef (Algérie).
Mme SOCOLOVSCHI (Cristina), épouse AUDOLY, née le 19 juin 1978 à Télenesti (Moldavie).
Mme TOURI (Nawal), épouse JODDAR, née le 23 mai 1981 à Kenitra (Maroc).
M. RASIDIMANANA (Eddie, Gislhain), né le 7 juin 1972 à Mampikony (Madagascar).
M. SALLAH (Ignace, Messan), né le 1er février 1973 à Afagnan Gletta (Togo).
M. SEMENOU (Dodji, Kougouyouvi), né le 1er janvier 1982 à Lomé (Togo).
M. TOURE (Mohamed, Lamine), né le 18 décembre 1971 à Conakry (Guinée).
Mme YOUSSEF (Kéty), née le 15 août 1974 à Tripoli (Liban).
Mme ZOUYED (Aïcha), épouse DHIF, née le 1er avril 1962 à Ibn Ziad (Algérie).
M. BAKPA (Djoumana), né le 31 décembre 1971 à Natoun, Ténéga (Togo).
Mme DJELLOUL (Hakima), épouse HATHOUT, née le 20 mars 1968 à Oran (Algérie).
Mme JOSSA TCHAMAGO (Claudette), épouse NGALEU NGALEU, née le 1er janvier 1980 à Dschang (Cameroun).
Mme LAOUAR (Saïda), épouse AMRANE, née le 7 avril 1964 à Ain Kechera (Algérie).
M. MONGO (Arnaud, Elvis), né le 1er mars 1979 à Brazzaville (Congo).


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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 20:17

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 22:38
En France, 34 % des naissances sont issues de l’immigration non-européenne

La Haute Autorité de Santé vient de publier un avis concernant le dépistage de la drépanocytose, la maladie génétique qui touche essentiellement des personnes originaires d’Afrique sub-saharienne, de certaines régions de la péninsule arabique, de l’Inde et du pourtour méditerranéen.


En France métropolitaine, seuls les nouveaux nés dont les parents sont originaires de ces régions sont dépistés : le nombre des dépistages effectués correspond donc exactement au nombre de naissances issues de l’immigration non européenne.

 

271 887 dépistages ont été effectués en métropole en 2012, représentant 34 % du total des naissances en France (métropole).

Conclusion : en 2012, 34% des naissances en France étaient d’origine extra-européenne.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 10:27

« L’objectif, c’est de relever le défi du métissage. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation. C’est un impératif. On ne peut pas faire autrement (…) Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la république passe à des méthodes plus contraignantes encore. »

 

Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse «Egalité des chances et diversité »

17 décembre 2008.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 11:29
Nous sommes tous les gardiens de la France éternelle

Nous sommes tous les gardiens de la France éternelle« La France, le plus beau royaume après celui du Ciel. » (1) La France est éternelle. Mystique et charnelle, la France ne se réduit ni à une géographie ni à des institutions. Elle est du domaine de l’imaginaire, de l’émotion, du sensible.

La France éternelle est une brûlure de l’âme, un passé millénaire qui nous contemple, une incarnation du panache. Son Histoire, ses monuments, ses paysages, la visite de la basilique Saint-Denis, une Marseillaise chantée, un événement national sont autant d’éléments qui nous rattachent à une histoire multiséculaire. Être insufflé par la France éternelle, c’est se sentir acteur par héritage et non simplement spectateur lors d’une cérémonie aux Invalides, d’un défilé du 14 juillet, d’une balade dans nos villes et nos campagnes, etc. Vivre de la France éternelle, c’est peupler le vide qui nous entoure de récits épiques et du souvenir de nos glorieux aînés.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 09:50
Eloge funèbre du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc,
prononcé par le général d’' Armée (2S) Bruno DARY, président
de l’' Association des anciens légionnaires parachutistes (AALP)
le vendredi 30 août 2013 à Lyon.
 
 
 
 Mon commandant, mon ancien,
 
 Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’' histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en pleine santé,
jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c' ’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un  jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les  lycéens de Bordeaux, les résistants
du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’' armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’' anonymat de la jungle ou l' ’indifférence  du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN !
 
 Je n' ’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’' ont connu, ni la Guerre de 40, ni l' ’Indochine, pas plus que l' ’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués profondément ! Cette liste ne  serait pas complète, si n' ’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers,  des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’' histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et  aimés et dont vous avez été l' ’avocat. Eux tous s' ’adressent à vous aujourd'hui’, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que  d' ’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre. aujourd'hui’, Hélie,  notre compagnon fidèle, c' ’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter.
 
 Vous laissez surtout chacun de nous, seul  face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui  se veut à la fois homme d' ’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste ! Parmi tous ces mystères, l' ’un  d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la  vie et de la mort. Car qui d’' autre mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d' ’Alan Seeger, cet Américain, à la  fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 : « j’ai  rendez-vous avec la mort » ?
 
 C' ’est à 10 ans que vous avez votre premier  rendez-vous avec la mort, quand gravement malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour;  de cette épreuve, vous vous souviendrez
d' elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois Hélie,  la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant  l’' autre, de toujours recommencer, de ne jamais s' ’arrêter, de ne jamais rien lâcher.     
 
 Cette leçon d' ’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration.
 
 Votre père, cet homme juste, droit et  indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer  poliment les passants, marqués de l’' étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre  ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il ! De l' ’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas  de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère  d' ’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et  intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité ! Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d' ’un méchant pyjama rayé,  dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et  votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains.
 
 Mais votre survie se jouera aussi par l’' aide fraternelle  d’' un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une  pneumonie, puis celle d' ’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et  qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines. En revanche, vous refuserez  toujours de participer à toute forme d' ’emploi administratif dans la vie ou l’' encadrement du camp d’' internement, ce qui vous aurait mis à l' ’abri du  dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité  avec ses différentes facettes : d’' un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’' extrême pénurie, du camarade qui se charge d' ’une  partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l' ’autre, les rivalités  entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux  d' ’influence, les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’' homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s' ’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et  morales ! Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l' ’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces  capitaines, pour lesquels de Lattre s' ’était engagé jusqu'’à l’' extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’' avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon.  Si les combats que vous y avez mené n' ’eurent pas de dimension stratégique, ils  vous marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d' ’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans  préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation,  de l' ’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera  longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs  combats sous les ordres d' ’un chef d’' exception, le chef d' ’escadron RAFFALLI :  Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l' ’instar de vos compagnons d' ’armes ou de vos aînés, vous vous  sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce  que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à  quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l' ’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus  tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en  chemin. Parmi cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant  d'’unité, l'’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard,  vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi  honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l' ’anonymat mais face à l' ’ennemi, et  pour lesquels vous n' ’avez eu le temps de dire qu’' une humble prière.
 
 Tel est le  mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde !  10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette  fois-ci, ce ne sera pas d' ’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de  12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d' ’Ivry. En effet, vous  veniez d' ’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’' ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’' élite de légionnaires, ces hommes  venus servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera rendu - 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines - montre qu’en dépit de toutes les pressions  politiques de l’' époque, en dépit des tribunaux d' ’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues.  Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard  quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout  reconnues par
la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d' ’homme d' ’honneur.
 
 Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement  en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011,  le Président de la République en personne vous élèvera à la plus haute  distinction de l’' Ordre de la Légion d' ’Honneur ; au cours de cette cérémonie  émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si  l' ’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’' un de ses  grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant  exigé de ses soldats à l’' époque de l’' Algérie.
 
 Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie  !…. Aujourd’hui, vous nous laissez l' ’exemple d' ’un soldat qui eut le courage, à  la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup  d’' officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la  discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’' encre que de sang, revient à l’' un de vos contemporains,  le général de Pouilly, qui, au cours de l’' un des nombreux procès qui  suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : «  Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter  cette honte, se sont révoltés contre elle, l’' Histoire dira sans doute que leur  crime est moins grand que le nôtre » ! Et puis, quelque 20 ans plus tard,  alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le  silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors  que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un  soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’' un vous crie, une fois que  vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles !» Cette  agression survenait après l' ’une de vos rares interventions de l’' époque ; elle  agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous  avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle. Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre  retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’' écrivain et de  conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va  vous redonner une raison de vivre et de combattre ! Toujours ce mystère de la  vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’' humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme.
 
 A  l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage  simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de  leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent  exceptionnellement dramatiques. A l' ’égard des jeunes générations, qui n' ’ont  pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont  écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale,  ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui  s' ’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d' ’alibi à l’' absence d’' engagement.
 
 Vous êtes ainsi devenu une référence  morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers ou sous-officiers ou  plus simplement cadres ou homme de réflexion. Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des  tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de campagnes, d' ’humiliation ou de stress. Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon,  alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d' ’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau. Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l' ’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous  êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux  qui ont partagé l'’intimité de votre vie. Mais, Hélie, êtes-vous réellement  mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d' ’un bleu  indéfinissable ! Nous savons que nous n’' écouterons plus votre voix calme,  posée et déterminée !
Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à  Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons  aussi que vos écrits sont désormais achevés ! Mais, Hélie, à l' ’instar de tous  ceux qui sont ici présents, nous avons envie de nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »Mort, où est ta victoire, quand on a  eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans  jamais renoncer ? Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la  mort, sans jamais chercher à se protéger ? Mort, où est ta victoire, quand on  a toujours été aux avant-gardes de l' ’histoire, sans jamais manquer à son devoir  ? Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu'’à l’' extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son  honneur ? Mort, où est ta victoire, quand on s’' est toujours battu pour son  pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’' on est toujours resté fidèle à soi-même ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ? Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s'’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’'absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le  choix de l’' Espérance ?
 
Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l' ’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta  jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’' un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’' un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » ! Oui,  Hélie, oui, nous nous reverrons à l’' ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’' armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’' amour et  de vérité !
 
A Dieu, Hélie…. A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’' avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! ».
 
 
 Texte de l' éloge reproduit par notre camarade Ange Filetti vétéran du 18ème RCP
avec la complicité d' Annie son épouse.
 Qu' ils en soient ici remerciés. Personnellement, j' ai trouvé cet éloge magnifique et des plus émouvant.
 Hélie de Saint Marc est et restera pour la jeunesse de France l' exemple suprême de l' Honneur et de la Fidélité.
 Il a donné sa vie pour la France, sa France, Notre FRANCE.
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IL NE RESTE PLUS QU'A REHABILITER LE 1er REP
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