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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 14:34

 

 

« 16 associations en lutte pour le français et la Francophonie ont tenu une conférence de presse réussie au Salon du Livre de Paris.

  

 

En voici le communiqué de presse

 

 

Etats généraux de la langue française et de la Francophonie16 grandes associations de promotion du français, de la Francophonie, et de la diversité culturelle: 13 françaises, une belge de Flandre, une québécoise, et une internationale (siège à Rome), ont tenu le 30 mars au Salon du Livre de Paris, une conférence de presse présidée par l’écrivain Philippe de Saint Robert et animée notamment par le Professeur au Collège de France Claude Hagège.

 

Elles ont, avec l’approbation massive du public de quelque 240 personnes, démasqué et dénoncé l’offensive de grande envergure menée depuis des années par les « élites » dominantes de droite, de gauche et du centre, contre nos langues, la Francophonie et la diversité culturelle dans toute l’Europe et dans le monde. Dans l’enseignement, les universités, la recherche, la chanson, les entreprises, le cinéma, les media audio-visuels, et dans l’utilisation de l’Union européenne comme fourrier de la langue et des intérêts anglo-saxons sur le continent et en Afrique.

 

Nos associations constatent que, dans le cas de la France, ces évolutions tendent – au nom du « mondialisme » ou « globalization » – à une nouvelle mutation linguistique vassalisante vers l’anglo-américain.

Elles estiment que cette mutation forcée, subreptice, mais d’une ampleur impressionnante, dessert les vrais intérêts de la France, de ses voisins, et de leurs peuples au premier chef, et qu’elle justifie que la Nation puisse en prendre une pleine conscience, et s’exprimer à ce sujet d’intérêt vital dans un grand débat national.

 

Les 16 associations demandent donc au Gouvernement français, avec l’accord du public présent, d’organiser des :

« états généraux de la langue française et de la Francophonie ».

 

Elles veulent que soient, en France, clarifiées d’urgence les places du français, des langues étrangères et régionales, et de la construction de la Communauté francophone.

 

 

 

Fait par l’Association « Avenir de la langue française », à Paris le 31 mars 2010.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 14:47



"Les riches ne doivent pas s'étonner d'être agressés à Charleroi"

23/03/2010 fds

 


BRUXELLES Le tribunal civil de Charleroi vient de renvoyer la victime de plusieurs actes de violences à sa propre responsabilité, la juge estimant déraisonnable d'afficher des signes extérieurs de richesse dans une région sinistrée comme celle de Charleroi, rapportent mardi plusieurs journaux.

Dans un jugement rendu par la 4e chambre civile du tribunal de Charleroi, la juge Geneviève Denisty, saisie d'un litige opposant la Région wallonne à un homme d'affaires car-jacké et home-jacké à trois reprises par des individus armés à son domicile de Ransart, estime que la victime n'a reçu que la monnaie de sa pièce.

"Il n'est peut-être pas raisonnable d'attirer l'attention sur soi en circulant en Jaguar et en vivant dans une 'belle maison", en affichant ostensiblement sa prospérité ou une certaine prospérité dans une région économiquement pauvre et sinistrée comme l'est celle de Charleroi"


écrit ainsi la magistrate dans un jugement qui vient d'être signifié à la victime de ces agressions.



C'est probablement ce que les tenants de l'inversion des rôles appellent "l'état de droit" (sic) où l'application  "politisée" et "personnalisée" du Code pénal "à la demande"...

La subjectivité boboïste dans toute son horreur et sa bêtise !!
  

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 16:52




L'Autorité Palestinienne continue à voler des centaines de millions, alors que le Hamas est en train de rendre le pouvoir

 

Par Khaled Abou Toameh

Middle East and Terrorism


Traduit par Albert Soued pour
www.nuitdorient.com

 



Les pays donateurs doivent encore répondre aux révélations faites par Fahmi Shabaneh,
l'ex-chef du Renseignement Palestinien. Il vient d'annoncer que les dirigeants de l'Autorité Palestinienne continuent d'encaisser dans leurs poches des millions $ venant de l'aide financière accordée aux Palestiniens de Judée-Samarie et de Gaza.


Shabaneh
a exprimé sa frustration devant la manière avec laquelle les médias internationaux ont traité ses révélations : "Est-ce que les Américains, les Européens, les Arabes s'en fichent de l'argent qui leur est volé ? S'ils continuent à détourner leur regard devant la corruption de l'Autorité Palestinienne, le Hamas va certainement prendre le pouvoir en Cisjordanie, de la même façon qu'il l'a fait à Gaza !"


Shabaneh
dirigeait l'unité anti-corruption du département du Renseignement Général. Un mois après qu'il eut révélé dans une interview exclusive au Jerusalem Post que des proches et fidèles collaborateurs de Mahmoud Abbas avaient détourné à leur profit, dans des comptes personnels, des centaines de millions $, les responsables occidentaux continuent à cacher leur tête dans le sable.


Et les médias étrangers continuent de couvrir cette histoire comme si le bureau de Mahmoud Abbas était le siège d'un simple scandale sexuel – se référant à une vidéo montrant Rafik Husseini, directeur de cabinet de Mahmoud Abbas, nu dans la chambre à coucher d'une femme, vidéo également révélée par Shabaneh.


Voici quelques exemples de la dilapidation de l'aide internationale qui a atterri dans les poches de "voleurs et de voyous" du cercle intime de Mahmoud Abbas.

 

- Des milliers de fonctionnaires dont les noms apparaissent dans les registres de l'Autorité Palestinienne (AP) n'existent pas en réalité, ou n'ont jamais mis les pieds à leur travail. On décompte 150 000 fonctionnaires enregistrés sur la feuille de paie de l'AP et payés par des gouvernements occidentaux et arabes. L'enquête menée par Shabaneh montre que des responsables officiels au niveau du Président et le ministre des Finances détournent tous les mois des millions $ vers des comptes personnels.


- Juste avant les élections parlementaires de Janvier 2006, les Etats-Unis ont donné 3,2 millions $ au Fatah pour l'aider à améliorer son image auprès du peuple, dans le but d'empêcher le Hamas de gagner. Or le Hamas a néanmoins gagné à Gaza. L'enquête de Shabaneh a montré que l'argent avait été donné à une agence de publicité appartenant à la famille Abbas et que les sommes se sont volatilisées.


- Un ancien ministre de l'AP a convaincu Mahmoud Abbas et son prédécesseur Yasser Arafat de lui donner 5 millions $ de l'aide internationale, dans le but d'acheter des terrains à vendre à Jérusalem, avant que les Juifs ne s'en emparent… L'enquête a montré que ce ministre a déposé cette somme dans un compte bancaire personnel et, depuis, il a construit une grande et luxueuse villa, dans les faubourgs de la capitale.


- Shabaneh a aussi trouvé que
A'zzam al-Ahmed, conseiller de haut niveau de Mahmoud Abbas et officiel du Fatah, a soutiré 1,5 million $ d'Arafat et d'Abbas, sous le même prétexte d'achat de terrains. Avocat de l'OLP en Jordanie, le frère d'A'zzam est également suspecté d'avoir détourné à son profit des millions $ de l'argent de l'AP sous les même prétextes fallacieux de terrains à acheter.


- Shabaneh a découvert qu'un ex-ministre des Finances de l'AP a déposé 8 millions $ dans un compte personnel. S'en inquiétant, on lui a signifié de s'occuper de ses affaires.

 

Ces exemples sont parmi des centaines de cas traités par Shabaneh qui est aujourd'hui un homme "recherché" par la police palestinienne pour "collaboration" avec l'ennemi.


Shabaneh
maintient ses accusations, ayant sous la main tous les documents et dossiers les étayant. Il insiste sur le fait qu'à ce jour, les dirigeants et les représentants de l'AP continuent à voler le peuple, en détournant une grande partie de l'aide internationale.

"Ce n'est pas à cause du scandale sexuel seulement", insiste Shabaneh, car ce scandale n'est que le sommet de l'iceberg. Depuis que M Abbas l'avait nommé il y a 6 ans comme chef anti-corruption, Shabaneh a réuni des dossiers pouvant incriminer des douzaines de hauts dirigeants de l'AP, en plus des 2 fils de M Abbas, Yasser et Tareq.

"J'avoue ne pas bien comprendre qu'en Occident on traite cette question importante comme s'il s'agissait simplement d'hommes qu'on a surpris dans le lit d'une femme"

 

Pendant ce temps Mahmoud Abbas ne paye plus le salaire de Shahadeh pour le punir d'avoir parlé contre lui et la corruption, alors que le mutisme des médias et de la Communauté Internationale prépare le lit du pouvoir au Hamas.

 

 

 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 11:03



ON N'A PAS BESOIN D'OBAMA POUR CONSTRUIRE LA PAIX


Une Palestine indépendante et prometteuse est en cours de formation,

avec l'aide d'Israël

 

Par Tom Gross, ex correspondant à Jérusalem du Sunday Telegraph

Publié par le Wall Street Journal, le 12 décembre 2009.


Traduit par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

 

 

 

On ne peut plus écouter la radio, regarder la télé ou lire un journal sans qu'un expert ou un autre vous assène avec pessimisme que les perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens sont sombres, ou vous décrive les conditions de vie déplorables des Palestiniens…. Même les journalistes neutres répètent cette triste fable indéfiniment. J'ai entendu l'autre soir le correspondant au Caire de la BBC World Service, Mr Christian Fraser, répéter 3 fois en 45 minutes "Peu de choses ont changé sur le terrain pour le peuple palestinien"

Or rien n'est plus éloigné de la vérité que ces racontars. Je venais de passer cette journée-là à Naplouse, la plus grande ville de Cisjordanie. La ville grouille d'énergie, de vie et de signes abondants de prospérité. En fait, je n'avais jamais vu cela avant, alors que je couvre cette région depuis des années. Alors que j'étais assis dans le bureau cossu d'Ahmed Aweidah, le mielleux banquier formé en Angleterre qui dirige le Stock exchange Palestinien, ce dernier m'informe que la Bourse de Naplouse est la 2ème la plus performante au monde en 2009, après Shanghai. (je précise ici que le bureau de Mr Aweidah donne directement sur le palais résidentiel du milliardaire palestinien Mounib al Masri, l'homme le plus riche de la Cisjordanie)

Je rencontrais un peu plus tard Bashir al Shakah, directeur du reluisant nouveau cinéma de la ville, où 4 des tout derniers succès de Hollywood étaient projetés ce jour-là. "La plupart des séances sont pleines longtemps à l'avance", me dit-il fièrement ajoutant qu'il avait déjà tenu un festival du film, depuis juin, mois d'ouverture.

Errant dans le centre ville, je voyais la foule saturer magasins et restaurants, les voitures somptueuses circulant lentement. A vrai dire, il y avait certainement plus de Mercedes et de BMW que dans les rues de Tel Aviv ou de Jérusalem. Mais plus important encore, nous avons conduit de Jérusalem à Naplouse sans rencontrer un seul poste de contrôle ! Le gouvernement de Benjamin Netanyahou les a supprimés, du fait que ces dernières années les services de Sécurité Israéliens ont été autorisés et ont réussi à restaurer la paix et la sécurité pour les habitants de Cisjordanie et qu'il a créé les conditions pour qu'un boom économique ait lieu (1)


De même, à Hébron les boutiques et les restaurants étaient pleins, et j'étais vraiment surpris de voir sur les collines environnantes surgir des villas comparables à celles de la Côte d'Azur ou de Bel Air. A Ramallah, la vie est encore meilleure, car là il est pratiquement impossible d'avoir une table dans un bon restaurant.
Des immeubles flambant neufs, des banques, des agents de change, des concessionnaires de voitures de luxe, et des clubs de mise en forme sont partout. A Qalqilya, une ville proche de Nétanya, réputée naguère pour ses terroristes et ses fabricants de ceintures explosives, la première récolte de fraises vient de se terminer, à temps pour l'expédier en Europe et garnir les tables de Noël.
Les fermiers locaux ont été formés par des experts agronomes israéliens et Israël a fourni tout l'équipement d'irrigation et les pesticides.


Une ville nouvelle est projetée au Nord de Ramallah, Rouwabi. Il y a 2 semaines, le Fonds National Juif, un organisme philanthropique, a fourni 3000 plants pour regarnir une forêt proche de la ville nouvelle. Les experts israéliens aident aussi les Palestiniens à aménager les parcs et les espaces publics.

 

On commence seulement à se rendre compte du tournant pris ici. L'agence officielle Wafa de l'OLP a rapporté la semaine dernière que le 3ème trimestre 2009 a vu un record de touristes, avec 135 939 nuitées dans les 89 hôtels ouverts. La moitié des touristes viennent d'Europe et des Etats-Unis. L'essor économique de la Cisjordanie, en pleine crise mondiale, aura été de 7% en 2009, selon le FMI. Mais selon le 1er ministre Salam Fayad, un ancien cadre du FMI et de la Banque mondiale, ce chiffre serait plus près de 11%, reconnaissant que l'aide d'Israël y était pour beaucoup.


A Gaza aussi, les échoppes et les marchés sont pleins à craquer de marchandises et de nourriture (2). Mais cela, la BBC ou les journaux tels que le Monde ou New York Times ne vous le diront pas. Non Gaza n'est pas "un camp de concentration" et il n'y a vraiment pas de "crise humanitaire", comme on la voit au Darfour, et comme la décrit la journaliste britannique Lauren Booth, belle-sœur de Tony Blair…


En juin, Jackson Diehl du Washington Post a raconté comment le président Mahmoud Abbas lui avait confié qu'il avait refusé l'offre de paix d'Ehoud Olmert de créer un état Palestinien sur 97% de la Cisjordanie (en ajoutant 3% de territoire israélien pour compenser). Abbas aurait dit à Diehl, avec une certaine candeur: "
En Cisjordanie la réalité est bonne, le peuple vit une vie normale", propos qu'il ne confie pas à d'autres.

 

Le chef de la Bourse de Naplouse Ahmed A'weidah va encore plus loin, pour m'expliquer qu'il n'était pas urgent de créer un état, l'homme de la rue ayant besoin encore de Tsahal pour le protéger des visées et des tentatives de déstabilisation du Hamas, les policiers formés par Dayton en Jordanie n'étant pas encore en nombre et en qualification suffisante. La vérité est qu'un état indépendant est en fait en cours de création, avec l'aide d'Israël.

Aussi longtemps que les politiciens de l'administration Obama et d'Europe ne se mêlent pas indûment comme ils ont pris l'habitude de le faire, en demandant d'accélérer le processus, je suis confiant que ce qui se passe sur le terrain débouchera sur un succès (3)

 

Les Israéliens et les Palestiniens ne se mettront pas d'accord sans doute sur des frontières satisfaisantes pour les deux parties. Ceci ne signifie pas qu'ils ne vivront pas côte à côte en paix. Pendant longtemps les Français et les Allemands n'étaient pas d'accord sur les frontières et sur le sort de l'Alsace Lorraine. Et partout dans le monde il y a des querelles de frontières, mais les pays coexistent. A condition que les journalistes ayant parti pris et les groupes de "droits de l'homme" ne distillent pas leur prose alarmiste à des politiciens prêts à la gober et à prendre de mauvaises décisions, rien n'empêchera les Israéliens et les Palestiniens de coexister en paix.

 

Notes

(
1) Avec mes 2 compagnons Palestiniens, nous avons rencontré un seul poste frontière à notre retour, aux abords de Jérusalem, mais la préposée en faction nous a seulement fait un geste de la main, de loin.

(2) Les photos prises à Gaza montrent des marchés qui regorgent de marchandises ont amplement été diffusées sur le net

(3) En 2000, pour des raisons personnelles, Bill Clinton a essayé de précipiter les choses d'une manière peu réaliste, et le résultat obtenu a éclaté au visage de tous, éloignant tout espoir de paix pour longtemps






L'on ne peut qu'espérer que l'optimisme de Tom Gross corresponde à une réalité mais si le chien ne mord pas la main qui lui tend sa pitance, tous n'ont pas cette forme de reconnaissance du ventre...

N'oublions pas les livres scolaires haineux à l'égard d'Israël et les cartes d'où le bienfaiteur est exclu !...

N'oublions pas les appels coraniques au meurtre de Juifs !...

L'on pourrait aussi interprêter ce boom économique et cet afflux d'investisseurs dont certains, certes, reviennent au pays aprés un exil post-nakhba lucratif aux Etats Unis mais dont d'autres sont plus institutionnels et mondialisés comme l'anticipation d'un passage sous gestion israélienne des territoires "disputés" donc d'une période d'expansion et de prospérité mais ce qui ouvrirait alors le problème du statut national des résidents arabes actuels de la Judée-Samarie et donc de leur devenir.

C'est pourquoi l'origine des investisseurs n'est pas non plus à négliger car les achats immobiliers pourraient parfaitement couvrir une entreprise d'appropriation foncière faisant pièce à une décision d'annexion, par exemple, condamnant dés lors Israël à gérer et à soutenir économiquement un territoire qui ne lui appartiendrait pas de facto !

L'on sait alors que la pire des solutions serait un état bi-national ne serait-ce qu'en raison du risque démographique sans vouloir aborder les dangers permanents d'une telle co-existence.

Finalement chat échaudé...  

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 10:35
...Nouvel Eldorado qui geint, pleure et... empoche !

 




Boutiques de luxe, investisseurs à Ramallah et secrets inavouables.


De Daniele Ranieri pour Il Foglio



Samar Daoud, une blonde de trente-cinq ans en pullover blanc à col roulé, nous ouvre la porte vitrée de sa boutique du centre de Ramallah, capitale des territoires autonomes administrés par l’Autorité Palestinienne, pendant qu’à l’extérieur des ouvriers finissent de travailler aux vitrines et à l’enseigne, «Lifestyle». A l’intérieur, tout de blanc reluisant, est exposé le plus chic de la mode italienne : souliers, bottes, robes des collections hivernales, Gucci, Prada, Roberto Cavalli, Just Cavalli, Dolce&Gabbana.

Samar est la propriétaire de ce commerce et c’est elle-même qui passe directement les commandes en Italie par téléphone : « J’ai ouvert il y a six mois » - dit-elle au journaliste du Foglio - amusée de répondre aux questions d’un journal italien, de ce pays d’où proviennent toutes ces merveilles luxueuses qui l’entourent. « J’ai ouvert ce commerce en payant de mes propres poches et maintenant tous mes actifs sont déjà en territoire positif. Je sais que tout ça peut paraître bizarre à un étranger, mais ici, la mode, ça marche fort. Les gens achètent. » - Et les prix? « Tout dépend. Une paire de souliers coûte normalement 300 euros, mais je considère que ce que je fais est une mission, il s’agit de changer les attentes et ce que les Palestiniens ont dans la tête.»


La mission de Samar est décidément au delà de ce qu’elle-même peut penser du haut de son poste d’observation griffé et privilégié. Ramallah vit en silence son éclatant boom économique. Depuis deux ans, les prix des logements, qui montaient en flèche déjà en 2005, ont subi une croissance de 300 %. Les touristes occidentaux viennent et les fonds étrangers circulent. La compagnie koweitienne de télécommunication Wataniya a décidé depuis peu d’investir 700 millions de dollars en Cisjordanie : « parce que le marché du téléphone a un potentiel immense et que la situation est stable » nous informe Allan Richardson, un Irlandais, PDG de la branche palestinienne de la compagnie. Partout à Ramallah on peut voir les énormes affiches rouges de la Wataniya : « Belle couleur, non? Ça a un énorme pouvoir de persuasion. »

La même ferveur commerciale parcourt toute la “capitale”.

« Regarde! De purs chef-d’oeuvres ! Ces écrins viennent de Syrie, toute leur surface est recouverte d’arabesques, c’est petit mais quel poids. Ça vaut 22.000 dollars. » Les dagues d’argent, avec manches en corne, sont dans des étuis et ont été disposées en éventail sur une table de verre, la moins chère d’entre elles vaut déjà 1000 dollars. Quant aux tapis, il y en a partout, sur les planchers, empilés par couches, sur les meubles, sur les murs, suspendus à partir de l’étage supérieur d’où ils débordent. La propriétaire de la “galerie d’art” est radieuse: «Regarde, cette galerie, elle m’a coûté un demi million de dollars , parce qu’ici on n’est dans le centre de Ramallah, mais je l’ai déjà remplie pour plus d’un million de dollars de marchandise. - Et les clients ? « Pour 60% ce sont des Occidentaux, il en vient beaucoup par ici » - Même des Italiens ? « Oui, par exemple des journalistes des chaînes de télé. Mais 40 % de mes clients, ce sont des Palestiniens, souvent des femmes. Elles viennent seules, choisissent, achètent, et puis repartent, et c’est comme ça d’une fois à l’autre. »

Ceux des Palestiniens qui s’y connaissent en affaires et en économie parlent un anglais suave et clair : les “majors indicators” disent-ils, sont tous optimaux. Et dans ce cas précis, les “majors indicators” ce sont ces facteurs, comme l’augmentation des prix de l’immobilier, l’arrivée d’investisseurs étrangers, qui leur permettent de mesurer à vue d’oeil si l’économie va bien et si le moment de s’enrichir est arrivé ou si, par contre, les choses vont mal et qu’il est temps de se préoccuper. Depuis deux ans le marché de l’immobilier de Ramallah s’est emballé, la valeur des logements a d’abord doublé pour ensuite tripler, selon Bashir Barghouti, un entrepreneur immobilier de la région.

À Matzioun, le plus beau quartier de la capitale de l’Autorité nationale palestinienne, un “dounam” de terrain, équivalant à près de mille mètres carrés, a une valeur minimale de 1 million de dollars- et malgré de tels prix, partout des ouvriers sont en train de construire, comme sur ce chantier d’un “mall” commercial de cinq étages en forme de château-fort. Barghouti se rappelle qu’en 2002 il a acheté un terrain près de Matzioun pour 150 000 dollars et que maintenant ce même terrain en vaut 1 million, soit six fois plus.


“A Ramallah il y a au moins dix mille familles qui reçoivent un chèque de pension de la “Social Security” américaine”

 Il sort sur la terrasse et montre au loin avec la main : « Là-bas? c’est la ligne des quartiers israéliens et on ne peut pas construire au delà. La demande sur le marché de l’immobilier reste toutefois élevée, et comme l’offre reste limitée, les prix, eux, ne cessent d’augmenter, d’autant plus que l’espace disponible reste ce qu’il est et que les investisseurs étrangers continuent à venir acheter pour faire construire. L’année dernière deux grandes entreprises du Qatar sont arrivées ici et ensuite il y a aussi les investisseurs palestiniens, surtout ceux de la diaspora. Beaucoup sont partis pour l’Amérique, il y a trente ans, et, après avoir accumulé un patrimoine là-bas, ils reviennent se construire une maison ici. » Barghouti rit, une cigarette à la main : « Tu sais qu’il y a à Ramallah au moins dix mille familles qui reçoivent un chèque de pension de la “Social Security” américaine ? et maintenant ils veulent investir dans la pierre. » « Il y a deux écoles de pensée: ceux qui disent - j’ai une terre, si je la cultive, j’arrive à faire entre 20 et 25 mille dollars tout au plus à l’année mais si je la vends, j’en retire immédiatement 3 millions. Et les autres : ceux qui pensent que c’est insensé de vendre maintenant parce que déjà l’année prochaine les prix seront démesurément encore plus élevés.


Leur économie, disent-ils calmement en anglais, est en croissance fulgurante, comparable à celle de Shangai, avec une taux de croissance qui, cette année, pourrait être à deux chiffres, de 10 %. Et ils nous disent aussi que l’argent est revenu, il y a beaucoup d’argent qui circule “pumped into the system” [injecté dans le système].

Selon le Fond Monétaire International, en 2009 la croissance de l’économie palestinienne a été de 7% alors que partout ailleurs sur la planète on se débattait avec la crise économique. Selon Salam Fayyad, le premier ministre palestinien qui a déjà travaillé au Fond Monétaire International, déjà l’année dernière la croissance aurait dépassé le seuil des deux chiffres et aurait été de 11 %.



Les Palestiniens instruits restent les gardiens de ce secret agréable et des mieux protégés de tout le Moyen-Orient: depuis qu’Israël a responsabilisé l’Autorité palestinienne et depuis que le Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza afin de poursuivre seuls la lutte contre les juifs, les Palestiniens de Judée-Samarie, eux, ont commencé à jouir d’un bien-être matériel et d’une prospérité comme ils n’avaient jamais connu ces quarante dernières années. Et si ces conditions ne changent pas, leur futur promet d’être peu à peu encore meilleur.


Le directeur de l’enseigne Harbawe, un homme de 31 ans, me guide à travers les meubles stockés au premier étage de son centre commercial de Rammallah, et c’est dans un ensemble de salon que l’on s’assoit pour parler de “business”. L’année dernière seulement, les ventes ont augmenté de vingt-cinq pour cent, dans toutes les catégories de produits, ça signifie que tous achètent, les Palestiniens fortunés, mais aussi les moins riches. Sa chaine commerciale dispose de six grands points de vente, il y en a même un à Hébron et un autre à Djénine, les villes symboles de la guerre entre Israéliens et Palestiniens.

 


Mais pour plusieurs raisons il ne faut pas faire trop de publicité en ce qui concerne ces nouvelles conditions économiques de la Cisjordanie : il faut que se perpétue cette impression d’état d’impasse qui caractérise les relations entre les Palestiniens et Israël, et il faut entériner, qu’officiellement, la condition des Palestiniens ne peut être qu’insupportable, ensuite il faut désavouer l’offre de paix économique du premier ministre israélien Netanyahu qui aurait dit que : puisque pour l’instant il n’y a pas de solution en vue, laissons les choses comme elles sont et, en attendant, progressons ensemble. Toutefois le premier ministre palestinien Fayyad a malgré tout admis que la croissance record enregistrée l’année dernière a été aidée par la bonne performance de l’économie israélienne. Mais malheur à tous si jamais on venait à savoir que l’on peut effectivement s’enrichir de cette façon.


Une autre raison pour se taire est aussi, plus au sud, le Hamas, l’organisation terroriste qui a pris le contrôle militaire et politique de la bande de Gaza et qui l’a transformée en une zone de guerre permanente, en une base de lancement de missiles et de roquettes et en un repaire pour le trafic d’armes. Plus au nord, leurs frères palestiniens pensent ainsi : faisons des affaires mais sans trop d’ostentation car sinon on risque de passer pour des traîtres à la cause, par contre, en privé, certains d’entre eux se laissent aller à dire que : là-bas à Gaza, le risque de conflagration bloque tous les investissements, et qui irait jeter de l’argent dans une zone qui par principe a été choisie comme front de guerre ?

Et encore, s’il n’y avait que la tension externe avec Israël, le fanatisme extrême du Hamas bloque lui aussi l’économie, les investisseur n’y vont pas et ne veulent pas y aller, ils préfèrent venir chez nous parce qu’ils ne sont pas obligés de changer complètement leur style de vie ou leur vision personnelle des choses pour en arriver à conclure une affaire, il peuvent sortir le soir pour aller prendre un café ou pour aller au cinéma.

l’image des Palestiniens misérables, telle que propagée par les médias, attire de généreuses contributions de partout sur la planète


Une autre bonne raison pour garder le silence est que l’image des Palestiniens misérables, telle que propagée par les médias, attire de généreuses contributions de partout sur la planète et pas besoin de sortir tambours et trompettes pour aller crier sur tous les toits que la situation évolue lentement pour le mieux. Il y a à peine quelques jours l’Union Européenne a fourni à l’Autorité Palestinienne 21 millions d’euros qui serviront à payer les salaires de ses fonctionnaires. Une partie de cette somme a été prélevée sur les fonds destinés à faire fonctionner la centrale électrique de Gaza qui par conséquent ne pourra garantir que 12 heures par jour d’électricité.


Finalement la dernière raison pour ne pas faire trop de publicité à toute cette nouvelle richesse c’est, qu’en plus, elle n’est pas distribuée équitablement et il suffit de jeter un coup d’oeil sur l’état des routes pour comprendre que quelque chose ne va pas. La Cisjordanie reste un endroit où les boutiques de luxe et les immeubles de grand standing sont raccordés par un réseau mal entretenu de voies publiques en bien piteux état…

Traduit par Bivouac-ID

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:31


Brigitte Bardot traite Patrick Balkany de "plouc"




Entre Patrick Balkany et Brigitte Bardot, c'est la guerre... par médias interposés. Le premier affirme avoir eu une liaison avec BB, ce qu'elle dément formellement.

Photographe : Carole Amar / Phillipe Sterc Maxppp :: Entre Brigitte Bardot et Patrick Balkany, rien ne va plus.
photo : Carole Amar / Phillipe Sterc , Maxppp



Entre Brigitte Bardot et Patrick Balkany, l'amour n'est plus au beau fixe... si jamais il l'a été un jour.

Lassée d'entendre le maire de Levallois se vanter d'avoir eu une aventure avec elle il y a quarante ans, BB dément à nouveau et cette fois, y met les formes.

Dans un communiqué envoyé aux rédactions, l'ancienne icône s'insurge contre des propos "mensongers" et "avilissants". "Je sais avec qui j'ai couché et certainement pas avec ce gros plouc menteur, goujat et d'une inélégance rare."




"MENTEUR, GOUJAT ET D'UNE INELEGANCE RARE"


MAIS AUSSI...


ARRIVISTE-TYPE SUR LEQUEL TOUS SE SONT ESSUYE LES BOTTES !

GROTESQUE INDIVIDU NE POUVANT SE VALORISER QU'EN SE PREVALANT DES ACQUITS D'AUTRUI !




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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 14:14

thuram antiraciste et hors de prix





Curieuse cette propension des gauchos-bobos à mêler profession de "bons sentiments" et le sordide d'intérêts les plus prosaïques !

Les avocats dits d'affaire faisant état de leurs convictions de gauche ont toujours été et sont toujours les plus avides...

Les gouvernements de gauche ont toujours eu le quasi monopole des "affaires" et ce jusqu'aux plus hautes marches de l'Etat...

L'on ne voudrait pas rappeler ici que la maîtresse d'un de nos distingués présidents était assez luxueusement entretenue aux frais du contribuable, ce qui laisse mal augurer du sens de la morale du sieur !...  
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 17:32



 
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Rue 89


AUJOURD'HUI
SUR RUE89
27 janvier 2010


Sarkozy dit "M. Bertheloot", mais "Martine" et "Rex"

Les onze invités de l'émission diffusée lundi soir sur TF1, « Paroles de Français », ont tous un nom et un prénom. Et pourtant, lors des deux heures de plateau qui ont accueilli Nicolas Sarkozy pour un dialogue avec chacun d'eux, ce n'est pas ce qui en est ressorti. [La suite]


Voilà le genre de sujet que traite cette feuille gaucho-immigrationniste !

L'intérêt en est pour le moins modeste !...

Le président s'est tout simplement adressé de manière non familière à la seule personne qui était plus âgée que lui...

Où est le problème ?!

Dés lors, ou ces gens n'ont vraiment rien à dire...Pourtant Peillon, Aubry et tutti quanti - ou ils n'ont aucune éducation !...

J'opte pour les deux propositions !
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 20:22




La call girl Patrizia d'Addario entame une carrière de chanteuse à Cannes





Patrizia d'Addario, rendue célèbre après avoir affirmé qu'elle avait passé une nuit torride avec Silvio Berlusconi, a entamé une carrière de chanteuse lundi à Cannes, où elle a présenté son premier single.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:38



Aprés les immondices déversés sur l'Armée de Défense d'Israël accusée de trafic d'organes...

Aprés le refus de participer - tout comme vient de la faire la Turquie - à des manoeuvres aériennes de l'OTAN en Méditerrannée au motif de la présence de chasseurs de l'aviation de combat israélienne...

Aprés avoir placé à la tête de sa diplomatie la plus virulente des antisémites aujourd'hui heureusement disparue...


Voilà que nos tarés - ceux qui ont voulu profiter de leur présidence de l'Union Européenne pour imposer à Israël la division de Jérusalem - préférent lacérer les habits invendus plutôt que de les donner aux sans-abris de New York...


C'est ce que fait la société suédoise H&M...en toute humanité !


La Suéde...ça a l'aspect de la merde, ça a le goût de la merde et...c'en est vraiment !








Les Volvo, les Saab, les Ikea, les H&M, les produits suédois...oubliez !

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