Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

Catégories

21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 16:04

 

 

L'invitation d'une Israélienne fait annuler un colloque

 

A Aix-en-Provence, des universitaires ont dû annuler une série de manifestations littéraires pour en éviter le boycott par plusieurs écrivains arabes.

Jean-Raymond Fanlo, professeur de littérature espagnole à l'université de Provence, est très ennuyé. Ce spécialiste de Cervantès, plus au fait des conflits opposant son héros à la longue figure à des moulins à vent qu'aux subtilités de la diplomatie moyen-orientale, est en effet plongé, depuis quelques semaines, dans un conflit qui le dépasse :

« Nous avions prévu d'organiser, en mars 2011, un colloque intitulé “Ecrire en Méditerranée”, dans le cadre d'une série de séminaires et de réunions devant se prolonger sur plusieurs mois. Une écrivaine israélienne avait donc été approchée, de même que de nombreux auteurs arabes du pourtour méditerranéen.

Mais certains d'entre eux nous ont fait savoir qu'ils n'y participeraient pas dans ces conditions, nous demandant de ne plus l'inviter. »

 

L'universitaire est lui-même totalement révolté par une telle idée :

« Nous avons été surpris par cette exigence et, sur les quatre co-organisateurs de ces manifestations, au moins trois étaient totalement hostiles à tout boycott. Mais nous étions coincés, dans la mesure où l'un des auteurs boycotteurs est un écrivain majeur, autour duquel nous allions organiser une vaste opération dans les écoles marseillaises à la rentrée prochaine. »

 

Repousser l'invitation en catimini

Cet auteur, Jean-Raymond Fanlo s'est formellement engagé à ne pas le nommer pour éviter d'envenimer la situation, mais il déplore que les choses en soient arrivées là, d'autant plus qu'il avait un temps été question de « ménager la chèvre et le chou en repoussant l'invitation de l'écrivaine israélienne à une date ultérieure plutôt qu'à l'occasion du colloque ».

Mais c'est justement ce qui indigne Esther Orner, une auteure de Tel-Aviv dont les textes, essentiellement de l'autofiction et de la poésie en prose, n'ont pas grand chose à voir avec le conflit israélo-palestinien.

Contactée par Anne Roche, également professeur de littérature à Aix et membre, avec Fanlo, du comité organisateur, elle était très intéressée par l'idée de faire partie du panel :

« Je l'avais rencontrée lors d'un colloque consacré à Georges Perec il y a quelques années, et nous nous étions intéressées à nos œuvres respectives. Mais j'ai été très choquée par l'idée que l'on puisse me demander de ne pas être présente, en me présentant hypocritement la relégation à une autre date, dans un contexte où je ne rencontrerais pas les autres écrivains, comme un moindre mal. »

 

La direction de l'université de Provence, par la voix de son président Jean-Paul Caverni, assure d'ailleurs n'avoir jamais considéré la possibilité d'un boycott. Dans un communiqué publié ce mardi après-midi, il insiste sur « l'universalité de l'université » et rappelle qu'on « ne colloque pas avec qui refuse le dialogue », d'où l'annulation pure et simple des manifestations.

Jean-Raymond Fanlo, qui s'offusque avec ses collègues de ce que la proposition initiale de ne plus inviter Esther Orner au colloque ait été mal comprise par certains, est surtout atterré par la tournure des événements :

« Cette écrivaine n'a bien entendu rien à voir avec la situation israélo-palestinienne. Et l'université est dans son rôle en organisant des colloques qui réunissent tous les acteurs concernés par la dimension académique des thèmes choisis. Mais nous n'avions plus vraiment de choix, sauf à vider les différents séminaires de leur substance ou accepter de nous voir imposer un boycott.

Marseille est une ville où est installée une forte communauté arabe, explique-t-il, ce qui rendait intéressant de parler, dans les collèges, du grand auteur autour duquel tout un programme de lecture de l'œuvre avait été élaboré mais qui menaçait de ne plus venir en cas de maintien de la présence d'Esther Orner. Mais j'abhorre de mon côté toute idée de nationalisme ou d'antisémitisme et il me semble que notre projet académique aurait dû prévaloir. »

 

Autour de « mare nostrum », on est forcé de constater qu'il reste plus facile de se noyer que de débattre courtoisement entre écrivains et poètes. Et dans cette affaire, tout le monde est clairement perdant, qu'il s'agisse de l'écriture ou de l'université.

 

 

 

 

 

 

IL SERA INTERESSANT DE SAVOIR DE QUEL ECRIVAIN MAGHREBIN IL PEUT BIEN S'AGIR...

 

PARCE QUE PLUS CON QUE CE TYPE...TU MEURS !

 

PROBABLEMENT UN DE CEUX QUI VIENNENT FAIRE BONNE FIGURE A LA TELEVISION ET "NOUS LA JOUER MODERE" ALORS QU'IL S'AGIT DE SECTAIRES PUTRIDES REFUSANT LE DIALOGUE...

 

TAKKIYA ! TAKKIYA !

 

UN PARI: TAHAR OU YASMINA ?!...

Partager cet article
Repost0

commentaires