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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:02

Un "quarteron" de penseurs auto-proclamés et de félons à la nation (du moins pour ceux d'entre eux qui sont nationaux...) veulent tenter de dénaturer la question de l'identité nationale en la reliant à celle de la colonisation afin de tenter de culpabiliser le citoyen naïf...

Or, les bénéfices de la colonisation émancipatrice sont visibles jusque sous nos fenêtres...

Or, les Danois et le Suédois, pour ne citer qu'eux, sont en butte aux mêmes violences et au mêmes tentatives de subversion de la part des mêmes espèces...alors qu'ils ne les ont jamais colonisés !... 


Ci-aprés le texte (extrait) d'un Collectif qui prend le citoyen pour un bigorneau

"Dans un premier temps, il faut revenir à l'essentiel et comprendre l'histoire. Il faut faire connaître ce passé colonial/esclavagiste et l'histoire de l'immigration des Suds dans notre pays, dont nos contemporains ignorent presque tout. Cette histoire et ses « apports » (comme le demande le ministre) ne feront plus « débat » lorsque la connaissance aura transcendé les fantasmes.

C'est ce que montre, par exemple, l'exposition Générations. Un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins qui vient d'ouvrir à la CNHI, c'est ce que proposent sous forme de comparatisme franco-américain les rencontres à l'ENS autour des « Minorités visibles en politique » ou le coffret de huit livres « Un siècle d'immigration des Suds en France ». Il faut enseigner, comparer, transmettre et non débattre avant d'avoir acquis un savoir.

Appels, ouvrages, colloques : il faut recentrer ce débat


Dans un second temps, certains d'entre nous ont pris l'initiative (dès juin 2009) de lancer le 20 janvier 2010 (un an après le mouvement social dans les outre-mers et pour le 50e anniversaire des indépendances africaines) un appel rassemblant une centaine de contributeurs reposant sur des propositions concrètes pour une « République multiculturelle et post-raciale » capable d'être le reflet de nos histoires et de la diversité de notre pays.

Enfin, pour replacer ce débat franco-français dans les enjeux internationaux, une partie d'entre nous, en mars 2010, proposera l'ouvrage « Ruptures postcoloniales » avec une quarantaine d'auteurs de tous horizons, références dans plus d'une dizaine de pays des questions postcoloniales, pour analyser les mutations de notre temps et expliquer pourquoi les « enjeux identitaires » doivent être appréhendés en même temps « ici » et « ailleurs ».

Dans la même perspective, plusieurs ouvrages, rencontres et colloques ont déjà proposé cette année ou proposeront « d'autres débats » tout au long du premier trimestre 2010, avec pour point d'orgue début février 2010 où des contre-colloques viendront en réponse de celui annoncé par le ministre. Ces initiatives, parmi beaucoup d'autres, sont les armes de l'intelligence et du savoir, face aux fantasmes et à l'émotion.

Après avoir commémoré la destruction d'un mur à l'Est (1989-2009), il convient d'en abattre un autre : celui de nos imaginaires collectifs qui, à l'égard des populations des Suds ou ultramarines, n'a pas encore été déconstruit. C'est un des enjeux majeurs auxquels notre génération est confrontée et nous devons relever le défi avant que d'autres crises traversent nos outre-mers ou nos quartiers.

Alors oui, il faut choisir « son » débat et ce n'est pas celui de « l'identité nationale », mais bien celui de la manière dont se construisent nos identités collectives et nos valeurs communes, républicaines, dans la France postcoloniale, cinquante ans après les indépendances africaines."


 

Le collectif « Pour un véritable débat » :



Nicolas Bancel (historien, université de Lausanne), Esther Benbassa (directrice d'études, EPHE), Pascal Blanchard (historien, laboratoire Communication et Politique CNRS), Florence Bernault (historienne, université du Wisconsin), Ahmed Boubeker (sociologue, université de Metz), Marc Cheb Sun (directeur de la rédaction, Respect mag), Catherine Coquery-Vidrovitch (historienne, professeur émérite de l'université de Paris VII), Didier Daeninckx (écrivain et romancier), François Durpaire (historien, chercheur-associé à l'université Paris I), Yvan Gastaut (historien, université de Nice), Vincent Geisser (sociologue-politologue, IREMAM CNRS), Didier Lapeyronie (sociologue, université de Bordeaux 2), Gilles Manceron (historien, LDH), Achille Mbembe (historien, université de Witwatersrand/Johannesburg), Elikia M'Bokolo (historien, EHESS), Fadila Mehal (présidente des Mariannes de la diversité), Thomas (historien, université d'UCLA)


Mon nom est "Personne"....


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Published by LE MOUSQUETAIRE - dans immigration
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