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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 13:00

 

 

 

* ARISTOTE (- 384, – 323 av JC), « La politique », Livre V, Chapitre III :

 

 

« Est aussi facteur de sédition l’absence de communauté ethnique tant que les citoyens n’en sont pas arrivés à respirer d’un même souffle.

 

Car de même qu’une cité ne se forme pas à partir d’une masse de gens pris au hasard, de même ne se forme-t-elle pas dans n’importe quel espace de temps.


 

C’est pourquoi parmi ceux qui ont, jusqu’à présent, accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux ou pour les agréger à la cité, la plupart ont connu des séditions.

 


Ainsi des Achéens fondèrent Sybaris avec des Trézéniens, puis les Achéens devenus majoritaires chassèrent les Trézéniens, d’où la souillure qui échut aux Sybarites.

 

Et à Thouroi des Sybarites entrèrent en conflit avec ceux qui avaient fondé cette cité en même temps qu’eux parce qu’ils s’estimaient en droit d’avoir plus qu’eux sous prétexte que c’était leurdi propre pays : ils en furent chassés.

 

A Byzance les nouveaux arrivants, pris en flagrant délit de conspiration, furent chassés par les armes. Les gens d’Antissa chassèrent par les armes ceux qui fuyaient Chios et qu’ils avaient accueillis.

 


Les gens de Zancle ayant accueilli des Samiens, ceux-ci les chassèrent de chez eux.

 


Les Syracusains, après la période des tyrans , ayant fait citoyens des étrangers, en l’occurrence des mercenaires, connurent des séditions et en vinrent aux armes.


 

Les gens d’Amphipolis, ayant accepté des colons de Chalcis furent en grande majorité chassée par ces derniers. »

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