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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:25

Lettre de H. AXELRAD, Chercheur au Laboratoire de Physiologie La Salpêtrière

(Herbert AXELRAD est un maître de conférence à la FAC de Jussieu).

 

 

"Bonjour,

 

 Je sais que je suis un pessimiste-né, mais je ne pense pas être un paranoïaque. Je voudrais, néanmoins, vous faire part de quelque chose que je viens de vivre à 14 h 30 ce vendredi, aussi incroyable que cela puisse vous paraître.

 

 Je sortais du campus Jussieu pour revenir à mon labo à la Fac , et je passe sur la petite place en face de l'entrée de Jussieu devant un attroupement.

 

 C'était un prêcheur musulman, barbu bien entendu, avec micro qui parlait moitié en arabe, moitié en français. Devant une trentaine de musulmans sur leurs tapis de prière, femmes voilées ..., des jeunes avec le foulard palestinien montant la garde tout autour.

 

 Le prêche était concentré sur les "sionistes" qui veulent détruire les palestiniens, qui veulent détruire la mosquée de l'esplanade à Jérusalem, etc ...  Je n'en croyais pas mes oreilles.

 

 A un moment l'imam est monté d'un ton en disant explicitement "que les musulmans du monde entier vont se lever et détruire tous les sionistes, Israël et leurs suppôts, dans le monde entier". Là, j'avoue, j'ai piqué un coup de colère et ai engeulé l'imam, en disant que c'était absolument inadmissible.

 

Je me suis fait agripper manu militari et poussé violement assez loin, avec des propos plus que menaçants. Quand j'ai essayé de prendre une photo avec mon portable, alors là ça a été pire : menaces de me "saigner à blanc au couteau".

 

Il y'en a même un qui est intervenu sur un ton plus diplomatique en me disant "mais pourquoi, tu défends les juifs puisque tu n'en est pas un toi-même ?". 

 

J'en suis resté baba. Et quand j'ai insisté en disant qu'ici en France ce genre de propos est interdit par la loi, on m'a réplique verbatim "bientôt ce sera à nous". 

 

Cerise sur le gâteau, quelques centaines de mètres plus loin, trois cars de policiers. Je m'arrête, leur explique.

 

Réponse : "Oui, on sait, on a même des collègues en civil sur place. Mais que voulez-vous, Monsieur, on ne peut pas intervenir car ils ont une autorisation préfectorale, et ce genre de chose se reproduit de plus en plus souvent et partout ».

 

 

Bien à vous. " (fin de citation)

 

 

Herbert AXELRAD, MCU-PH

 

Chercheur au Laboratoire de Physiologie La Salpêtrière 
Membre du conseil scientifique de la Faculté  Directeur du Club Réforme et Modernité

 

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