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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:49




Émeutes en banlieues ? 

Révolte populaire ou guérilla ethnico-maffieuse ?


Novopresse le 20 août 2009. 

Le credo est inlassablement répété, avec force circonvolutions larmoyantes, depuis près de 30 ans par tout ce que la France compte de sociologues, de journalistes installés et autres « travailleurs sociaux » divers et variés.

Et si vous ne comprenez pas bien, contrairement à tous ces « experts » appointés, en quoi le fait de brûler la médiathèque ou l’école du quartier est l’expression d’un « désir d’accès plus large à la culture » ni par quelle étrange hétérotélie la destruction des autobus peut devenir un « cri contre l’isolement et l’enclavement », c’est simplement que, tel un vulgaire Finkielkraut ou Zemmour, votre cerveau est déjà rongé par cet abject cancer nommé « lepénisation des esprits ».

L’interprétation exclusivement « sociale » des violences en banlieues a ainsi peu à peu développé dans l’esprit d’une majorité des français et de leurs édiles un profond sentiment de culpabilité, sentiment fort peu propice à la mise en place d’une répression efficace, préalable à une reprise en mains des cités de non-droit dont le nombre ne cesse de croître. L’embrasement urbain n’est en effet désormais plus l’apanage des seules grandes métropoles, le phénomène se démocratisant à grande vitesse au profit des villes moyennes voir même de certaines zones semi-rurales.

Malgré l’ampleur croissante du problème, le discours n’a pas changé d’un iota et les mêmes spécialistes du « traitement psychologico-social » du « malaise banlieusard » continuent à doctement pérorer malgré l’échec absolu des solutions qu’ils ont jusqu’alors promus.


Même le bruit des kalachnikovs résonnant entre les tours HLM de la Courneuve ne semble pas à même de faire taire ces hérauts du laxisme et de la culture de l’excuse qui se refusent encore à condamner – du fond de leur confort petit bourgeois qu’ils pensent honteusement acquis grâce à l’exploitation de nos anciennes colonies- les actes « désespérés » de ces « descendants d’esclaves », de ces néo « forçats de la faim » parqués dans d’insalubres « ghettos ».

Seulement voilà, il y a malgré tout une légère ombre sur le magnifique tableau démagogique et ethno-masochiste ainsi dressé. Cette ombre, c’est celle du réel qui dément purement et simplement cette vision partiale et victimisante d’un phénomène typiquement français dont la persistance sidère l’Europe entière.

Tout d’abord, les investissements étatiques en banlieues sont massifs et continus. Ainsi, par exemple, 60 pour cent des 372 millions de crédits du ministère de la Ville sont engloutis chaque année dans 7 sites « sensibles » : Roubaix, Tourcoing, Montfermeil, Grigny, Clichy sous bois, Vaux en Velin et Vénissieux.
Augmentés de 170 pour cent dans les 3 dernières années du règne socialiste, légèrement diminués lors du retour de la « droite » aux affaires, ces investissements ont été restaurés et même augmentés sous la férule de Dominique de Villepin.
Il convient d’ajouter à ces financements structurels, les subventions très généreusement accordées à plus de
15 000 associations dont l’activité réelle et les résultats concrets échappent bien souvent à tout contrôle sérieux.

De la même façon, la prétendue « misère » des incendiaires et émeutiers banlieusards, habillés de marques des pieds à la tête et les poches pleines de gadgets électroniques, peut elle aussi être légitimement relativisée. Car les statistiques de revenus et de niveau de vie sempiternellement exhibés ne tiennent évidemment pas compte de l’économie délictuelle qui constitue aujourd’hui une manne financière considérable.

Ainsi il n’est pas rare, comme le raconte un vendeur de BMW des « beaux quartiers », de voir arriver « entre deux clients princes arabes ou golden boys, des jeunes casquettes vissées à l’envers et habillés intégralement en Nike ». Ces « jeunes », comme le précise un policier de la BAC, «sont généralement connus de nos services pour divers délits. Officiellement, ils sont vendeurs de pizzas, leurs parents touchent les Assedic… ».


La vente de pizzas en banlieues semble être une activité commerciale des plus rentables et des plus florissantes puisque ses livreurs peuvent ainsi s’offrir des voitures à 50, 60 ou 100 mille euros.
Il serait pourtant tout à fait possible de vérifier l’origine des sommes ainsi dépensées puisqu’il existe chez les concessionnaires automobiles une règle non écrite qui veut que chaque vente d’une voiture de plus de 200 000 francs soit signalée au fisc.

Mais ne serait-ce pas là de la « délation », pratique hautement encouragée lorsqu’il s’agit de saisir la Halde mais qui rappelle trop péniblement les heures les plus sombres de notre histoire quand il est question de contrôler les activités frauduleuses de certaines minorités visibles ? Pour la modernité citoyenne, il y a les bons et les mauvais sycophantes, c’est ainsi.

Et, de toute façon, qui oserait descendre dans une banlieue pour effectuer un contrôle fiscal?
Il est nettement moins risqué de harceler le petit commerçant de province ou le patron de PME.
Mais revenons à nos rutilantes cylindrées griffées au nom des plus prestigieuses entreprises automobiles. Curieusement, ce ne sont jamais ces luxueuses berlines, pourtant symboliques de ce « système occidentalo-capitaliste » sensé les opprimer, qui sont incendiées par les jeunes voyous de Villiers le Bel ou des Mureaux. Au contraire, ce sont toujours les modestes véhicules de ceux, petits blancs et immigrés mêlés, qui tentent de continuer à travailler et à vivre honnêtement et qui sont raillés, profondément méprisés même, par des émeutiers fascinés par la sous culture américaine, son culte de l’argent facile, et dont les héros sont bien plus Tony Montana et Snoop Doggy Dog qu’Auguste Blanqui ou Louise Michel.

Si misère il y a, c’est bien plus une misère culturelle qu’économique. Celle-ci est incontestable : langage limité à 200 mots de vocabulaire quand il n’est pas purement et simplement réduit à une suite d’onomatopées vociférantes, orthographe et grammaire non maîtrisés, pratique de la lecture inexistante, références et symboles uniquement tirés de fictions télévisuelles ou de jeux vidéos, prégnance de la pornographie …etc.

Mais encore une fois, si le constat est indiscutable, le rejet de la responsabilité exclusive sur « le système » et « l’absence de moyens » se révèle être une tartufferie d’autant plus mortifère que sa perpétuation écarte tout espoir d’amélioration réelle de la situation au profit d’une perpétuelle fuite en avant démagogique.

Les établissements scolaires placés en zones prioritaires sont souvent, au contraire de l’imagerie répandue, très bien dotés et même parfois suréquipés, les classes y sont moins chargées que dans des biens des établissements ruraux, et les enseignants qui y officient ont le même bagage et ont reçu la même formation que tous leurs collègues.

Pas de profs ni d’établissements « au rabais » donc mais une haine et une violence quotidiennes déversées par les élèves sur les professeurs et le personnel administratif, un rejet permanent de l’apprentissage et de l’effort qu’il nécessite, et surtout une incroyance totale dans la nécessité de l’éducation et de la culture dans le processus de réussite. Car la réussite à laquelle ils aspirent, c’est celle qui s’étale à longueurs de clips de rap : argent, piscines, grosses voitures et caricatures de femmes lascives, vulgaires et soumises. Une vision qui n’est d’ailleurs désormais plus très éloignée de celle que l’on retrouve au sommet de l’Etat de la politique « bling bling ».
Et cette sorte de réussite là, chacun dans les quartiers peut bien constater qu’on l’atteint autrement plus rapidement et plus aisément en intégrant une bande qu’en étudiant comme continuent à le faire de rares imbéciles qui sont généralement rejetés et même persécutés car considérés comme des « traîtres » et des « collabos ».
Ainsi il apparaît, comme l’affirme d’ailleurs de son côté la police, que le premier objectif des itératives émeutes banlieusardes est la prorogation de l’impunité de cette économie parallèle qui nourrit grassement les petits caïds et leur nombreux personnel.

Dans la démarche des casseurs et des incendiaires, il est impossible de discerner la moindre remise en cause de l’ordre économique et social, le plus petit début de discours politique articulé ou même une seule revendication concrète car il s’agit en réalité simplement d’une démonstration de force appuyant la volonté néo-tribale d’assurer sa domination sur une zone délimitée mise en coupe réglée par les divers trafiquants.

La relative rareté des « descentes » des banlieues dans les quartiers bourgeois (où vivent d’ailleurs la plupart des ardents promoteurs de l’excuse sociologique) s’explique en partie par l’établissement d’un invraisemblable « modus vivendi » abandonnant à la criminalité certaines fractions du territoire en échange d’un calme relatif sur la majorité du sol national.


C’est sur cette réalité quasi maffieuse que se greffe, au cœur d’une population déracinée naviguant entre quête d’une identité « indigène » largement fantasmée et fascination compulsive pour les aspects les plus clinquants et les plus matérialistes de l’Occident, un ressentiment ethnique voir racial exacerbé. Cette crispation se nourrit notamment des délires « repentants » de l’intelligentsia française concernant la période de l’esclavage ou de la colonisation et est adroitement exploitée par les franges les plus radicales de l’Islam. Des islamistes qui, de Mulhouse à Marseille, n’hésitent pas à faire cause commune avec les criminels de droit commun comme l’ont signalé à plusieurs reprises les pôles régionaux de lutte contre l’islamisme radical créés en 2005 par le gouvernement. Ces liens à priori étonnants mais de plus en plus fréquents se nouent généralement lors de séjours en prisons, lieux privilégiés de recrutement de la mouvance islamiste. Ils peuvent avoir des objectifs divers mais permettent surtout aux islamistes de trouver de nouvelles sources de financements tout en offrant une légitimation « religieuse » aux petits malfrats qui finissent par penser que leurs larcins et trafics participent plus ou moins directement au « djihad ».

Ainsi les spasmes hyper-violents qui embrasent régulièrement les banlieues s’apparentent bien plus à un islamo-gangstérisme, symptôme terminal d’une modernité sublcaquante, qu’à une quelconque rébellion politique et sociale que l’on puisse rattacher par quelque biais que ce soit aux justes colères populaires qui ont marqué l’histoire de France.



Xavier Eman

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Published by LE MOUSQUETAIRE - dans immigration
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