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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 10:52

ET ANTIGONE POURSUIT SON DIALOGUE AVEC SA PETITE-FILLE



Le lendemain c’est toi, comme toujours qui a attaqué bille en tête :
 
-
Mais en quoi le «culturalisme» est vrai, plus vrai que le racisme ?

- Ecoute, c’est bien par son identité que l’on distingue tel groupe humain d’un autre, non ?

- Si.

- Et qui dit identité, dit forcément caractéristiques identiques communes, non ?

- Si, si.

- Et si ces caractéristiques identiques communes ne viennent pas de gènes raciaux, ni d’une quelconque potion magique, il faut bien qu’elles viennent de quelque chose, non ?

- Si, si, si.

- Tu ferais mieux de réfléchir au lieu de te payer ma tête.

- Je ne me moque pas, je m’amuse, et je ne demande pas mieux que de réfléchir. Vas-y, continue.

Je poursuis sans plus de commentaires : - Et que pourrait être ce quelque chose si ce n’est …

- La culture !

Tu as lancé le mot d’un air triomphant, histoire de me rassurer sur ta capacité de réflexion.

- Tout juste. Bravo. Autrement dit : c’est la culture qui façonne à l’identique ceux qui se réclament d’elle ou sinon elle n’est rien.

Donc, il est logique de généraliser au groupe humain concerné les caractéristiques qui sont celles de sa culture. Ce que je te dis là est presque une vérité de La Pallice.

 

 

- D’accord. N’empêche que je n’arrive toujours pas à voir la différence entre généraliser racialement et généraliser culturellement.
 

- Enorme.
Reprenons : les Français, par exemple, ont le goût de la gaudriole, mais si c’était une caractéristique raciale tous les peuples aryens auraient ce goût puisque les Français sont de race aryenne. Tous naîtraient avec le gène de la gaudriole, sauf exceptions si rarissimes qu’elles apparaîtraient comme une anomalie.
Or ni les Anglais, ni les Espagnols, ni les Allemands ne l’ont au même degré en tous cas que nous. Preuve qu’il s’agit d’une caractéristique culturelle.
De plus le façonnage culturel est beaucoup moins rigoureux que le serait le génétique. Il peut y avoir de nombreuses exceptions.

- Mais si la culture peut laisser de nombreuses exceptions, alors il est encore plus contestable de généraliser culturellement que racialement…

- Non, parce que ces exceptions confirment, selon l’expression consacrée, la règle générale sans laquelle il n’y aurait pas, encore une fois, d’identité culturelle possible.
Dans le cas de la culture, la généralisation indique une tendance. C’est un repère commode. Les généralisations culturelles construites sur l’expérience séculaire de milliers et de milliers d’anonymes, s’appellent lieux communs.

Contrairement à ce qu’en pense l’élite, qui se base sur sa seule expérience, par définition très limitée puisque l’élite n’est formée que d’un très petit nombre de personnes et qu’elle déchoit souvent de son statut d’élite d’une époque à l’autre, ils sont souvent précieux pour se repérer dans la mosaïque humaine, pour savoir un peu où l’on met les pieds. Comme dit le philosophe : si un peu d’expérience éloigne des lieux communs, beaucoup y ramène. C’est

comme une boussole, ils sont nécessaires mais pas suffisants. Les lieux communs expriment une vérité approximative qu’il convient par l’expérience de nuancer.
Tes Arabes ne sont pas plus agressifs que la moyenne parce qu’ils sont arabes mais parce qu’ils sont

musulmans, toutefois, leur agressivité fait partie de ces lieux communs que l’expérience vérifie comme toi-même l’a vérifié, mais comme toi-même aussi l’a vérifié, il existe des exceptions.

- Donc si je dis les musulmans, et non les Arabes, de ma classe sont plus agressifs que la moyenne, ce n’est pas du racisme.

- Non. A moins de juger la vérité raciste, auquel cas tant pis pour l’antiracisme. Ce n’est pas parce que la plupart des musulmans dans le monde voilent et cloîtrent leurs femmes, qu’il existe, chez

eux, un gène… du voilage des femmes. L’agressivité ou le voilage des femmes sont des caractéristiques culturelles et non raciales.

- Pourtant j’ai idée qu’on me reprocherait quand même de dire qu'ils sont plus agressifs que la moyenne.

- Sans doute. Incohérence supplémentaire : on nous exhorte sur tous les tons, s’agissant des identités culturelles, à respecter leurs «différences» mais quand on pointe, en toute connaissance de cause, ces différences, on est vite traité, s’il s’agit de défauts, ou supposés tels, de raciste, comme si toute identité culturelle était forcément parfaite, ce qui est d’une absurdité sans nom. Chacun sait que rien de ce qui est humain n’est parfait. Et puis essaie de dire aux gentils dialogueux antiracistes que la caractéristique de la culture arabo-musulmane est, entre autres, de ne respecter que la force ! Tu les entendras se récrier d’indignation et te traiter de tous les noms ! Et pourtant, en ayant ce regard négatif typiquement occidental sur cette caractéristique arabo-musulmane, ne sont-ils pas, eux, les

vrais racistes ? D’ailleurs se doutent-ils seulement à quel point, justement, les musulmans les méprisent de multiplier les courbettes et les salamalecs à leur intention ainsi que les dialogues perdus d’avance ?

De plus, nouvelle incohérence : si tu soulignes les défauts de l’identité occidentale judéo-chrétienne, celle de nos ancêtres, tout le landernau antiraciste applaudit, mais si tu critiques l’identité arabo-musulmane, par exemple, tu seras traitée de raciste. Là nous sommes dans l’incohérence au carré, puisque, en plus, comme je te l’ai fait remarquer, une culture n’a rien de racial pas plus qu’une religion ou une idéologie. Et d’abord : peut-on se convertir à une race ?

- Non, bien sûr que non.

- Et à une religion ?

- Oui, oui, naturellement.

- Tu vois bien que la race n’a rien à voir avec la religion. Critiquer celle-ci ne peut donc être raciste.
D’ailleurs on ne se prive pas de critiquer le catholicisme qui a été le fondement de l’identité française pendant plus d’un millénaire ou le communisme qui a été le fondement de l’identité culturelle de la Russie soviétique pendant soixante ans.
Pourquoi faudrait-il s’abstenir de critiquer l’islam ainsi que l'on voudrait nous le faire admettre ?

La critique est toujours salutaire et féconde. Nous sommes, nous, occidentaux, bien placés pour le savoir : c’est grâce à elle que nous avons pu atteindre ce développement que le monde entier nous envie.

- Mais que ce soit par racisme ou par «culturalisme», montrer du doigt, en mal, une catégorie de personnes peut être dangereux, non ? On le sait depuis le nazisme. C’est pour ça que je te disais que je ne voyais pas de différence concrète ente l’une et l’autre approche.

- Je vais te surprendre : à mon avis aucune opinion, si détestable qu’elle paraisse à certains, n’est dangereuse si elle n’appelle pas explicitement à la violence et si n’importe qui a la liberté de la discuter, de la nuancer ou de la contredire, c’est-à-dire si les règles démocratiques sont respectées. Par contre toute opinion, si généreuse qu’elle paraisse, est dangereuse si elle devient envahissante, totalitaire, c’est-à-dire si elle ne laisse plus aucun espace, aucune possibilité aux opinions dissemblables de s’exprimer. Ce n’est pas l’antisémitisme, opinion critique sur les juifs, qui est dangereux, c’est l’antisémitisme totalitaire de l’Allemagne nazie qui a mobilisé contre eux un colossal appareil de

propagande. Si l’on juge l’antisémitisme dangereux au motif que le nazisme a massacré des millions de juifs, alors l’anti «bourgeoisisme» est aussi dangereux puisque la Russie soviétique a massacré des millions de bourgeois ou prétendus tels. Or la critique de la bourgeoisie est parfaitement admise. De même si belle que soit l’idée de «La fin de l’exploitation de l’homme par l’homme», devise du communisme, à partir du moment où elle est devenue totalitaire

dans la Russie soviétique qui a mobilisé un formidable appareil de propagande contre les bourgeois, et qu’il a été impossible de s’opposer à la façon dont on la mettait en oeuvre, elle a fini par produire des dizaines de millions de morts. Je crains qu’il en aille de même avec l’antiracisme que l’on t’enseigne au collège et au lycée.

Tu sembles médusée : - Tu es contre l’antiracisme ?

- Bien sûr que non. Et puis être contre ne veut pas dire que j’approuve le racisme qui reste une horreur.
L’antiracisme, au départ, est une idée très noble, mais qui est en train de devenir une idéologie envahissante et totalitaire. De plus et surtout, ce

formidable appareil de propagande s’est mis en place contre les Français comme nous et en faveur des Français d’origine africaine.

Il camoufle un répugnant racisme à l’envers.
Tiens un exemple entre mille : tu te souviens qu’hier aux informations on a rendu compte d’une cérémonie qui a lieu chaque année, cérémonie pendant laquelle des célébrités de la politique viennent déposer des fleurs à l’endroit où un «Arabe» a été tué par un Français comme nous il y a quinze ans.

Oui, je m’en souviens parfaitement.

- Eh bien, est-ce que le nom de Jean-Claude Irvoas te dit quelque chose ?

- Non, pas du tout.

- Le contraire m’eût étonné. Ce nom ne te dit rien parce que les médias n’en parlent jamais, et n’en ont jamais parlé même quand celui qui le portait, un paisible père de famille, photographe de son état, a été lynché à mort devant sa femme et sa petite fille par une bande de jeunes issus de l’immigration parce qu’il photographiait des réverbères. Aucune commémoration annuelle ne vient rappeler au souvenir des Français cet horrible assassinat, autrement plus

horrible que celui de ce pauvre homme poussé dans la Seine, à la suite d’une altercation, lors d’une belle journée ensoleillée de mai et qui avait le malheur de ne pas savoir nager, détail que, à une époque où à peu près tout le monde sait nager, devait ignorer son meurtrier. Et pourquoi les médias et les responsables politiques

commémorent le premier et ignorent le second ?

- Parce que l’un est arabe et l’autre comme toi et moi ?

- Exactement. Et Jean-Claude Irvoas est loin d’être le seul de son espèce à avoir été aussi affreusement assassiné pour rien par des jeunes issus de l’immigration africaine. Ce sinistre détail illustre cette propagande à sens unique dont je voudrais que tu prennes conscience.

- En tous cas, j’avais remarqué quand même quelque chose : quand un Arabe ou un noir est tué par un blanc, accidentellement ou non, ça déclenche aussitôt des émeutes dans la cité et tout le monde a l’air de trouver ça normal. Par contre quand c’est quelqu’un comme… comme nous, qui est tué par un Arabe ou un noir, il n’y a jamais d’émeutes.

- Très juste. Tu l’avais remarqué, et sûrement, d’autres choses encore, mais tu faisais ainsi que la plupart des Français tels que nous, comme si tu ne l’avais pas remarqué. Tu l’avais «refoulé» dirais-je en terme de psychanalyse. Mais gare au retour du refoulé. Il est rare qu’il ne s’accompagne pas de violences.
On reprend demain ?

- OK.

Notre conversation quotidienne avait pris désormais sa vitesse de

croisière.
Nous sentions toutes les deux au même moment quand il fallait arrêter.

 

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Published by LE MOUSQUETAIRE - dans identité nationale
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