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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 13:47




Le lendemain tu me sautes dessus et me rappelle à brûle-pourpoint

- Mais, quand même, l’armée française a torturé un max en Algérie.

- J’attendais que tu me sortes ce grand classique de la propagande anti-française.

- C’est vrai ou pas ?

- Un «max», je ne sais pas. Enfin, disons que oui, c’est vrai. Mais as-tu jamais entendu parler des horreurs commises par les Algériens eux-mêmes ?

- Non.

- Bien entendu ! Dis-toi bien qu’à côté de l’horreur absolue qu’ont représenté les atrocités inouïes des Algériens en guerre contre nous, la torture «à la française» n’a été qu’une horreur relative et d’ailleurs nécessaire.

- Nécessaire !? Pourquoi ?

- Parce que c’était une course contre la montre. Tous les jours les terroristes posaient à Alger des bombes qui faisaient des dizaines de morts et de mutilés à vie dans les populations civiles, musulmanes autant que françaises. Il fallait débusquer à temps celui qui allait poser la prochaine et pour ça il fallait faire parler les suspects.
Tu sais combien le terrorisme algérien a provoqué de morts dans la population civile française d’Algérie ?

- Non.

- Si on compte les assassinats d’Oran, plus de dix mille, disons, en quatre ans. Et au moins autant de disparus.

- Oui, mais nous, nous avons tué un million d’Algériens.

- Faux. Propagande. Les derniers chiffres donnés par les meilleurs historiens, dont un Algérien, donnent au maximum 250.000, combattants à l’écrasante majorité, et dont une grande partie tuée par les Algériens eux-mêmes.
Les dix mille morts français n’ont été, eux, que des civils, soit un civil sur cent tué par terrorisme puisque la population «pied-noir» se montait à un million, ce qui ferait, rapporté à la population française d’aujourd’hui, 600.000 civils tués en quatre ans ! Et encore une fois je ne parle pas des disparus ni des mutilés à vie.

Tu sembles, cette fois, médusée par le nombre donné, et puis ta

curiosité gore reprend le dessus :- Quels genres d’atrocités ?

- Des yeux crevés, des oreilles et des nez coupés, des femmes éventrées vivantes, les seins tranchés, les enfants arrachés de leurs entrailles, d’autres écrabouillés ou taillés en pièces, les hommes émasculés, dépecés vivants, et j’en passe (je te vois grimacer d’horreur). Et ne me dis pas, comme voudrait le faire croire la propagande, que ces bouchers sadiques étaient comme les résistants français contre les Allemands. La Résistance française

ne s’en est jamais prise aux civiles, femmes et enfants, n’a jamais commis ce genre d’atrocités. Et je ne comprends pas, mais alors pas du tout, que les résistants français survivants tolèrent cette comparaison. Tu ne me crois pas ?

- Si, si, mais…

- Oui, je sais. Je vois bien que tu ne peux t’empêcher de penser que je vais trop loin. Tu voudrais d’autres preuves que mes propos.

Mais ces preuves indiscutables existent. Elles sont parfaitement connaissables et nombreux sont les historiens qui s’en servent pour dire la vérité. La stratégie est de ne pas leur donner la parole, de ne pas les faire connaître du grand public. C’est aussi simple que ça.

D’ailleurs ils n’ont jamais été contredits. Je t’en ferai lire quelques uns.

Tu sembles rassérénée par cette promesse sans pour autant me tenir quitte :

- Tu ne peux pas justifier le massacre d'octobre 61 !

- Je ne le justifie pas, mais j'affirme que rien, jamais, n'est clairement dit des circonstances de ce "massacre" qui, sans l'excuser, en changent considérablement l'éclairage.
Premièrement,
nous étions en guerre avec un ennemi déclaré qui se permettait en territoire français de lancer des mots d'ordre de manifestation, et qui a obligé, sous la menace de représailles, les Algériens de France à passer outre la décision du gouvernement français d'interdire cette manifestation. Avoue que c'était le monde à l'envers !
 

Deuxièmement, aux dires des liquidateurs de la France, ce massacre, qu'ils commémorent chaque année religieusement, aurait fait 300 morts algériens. Bientôt, tu verras, on nous parlera de génocide !
Or, la seule enquête sérieuse et crédible à ce jour, faite à l'occasion du procès en diffamation intenté par Maurice Papon qui était préfet de police à l'époque, donne 33 morts. Pourtant on a laissé se répandre le chiffre de 300 et on se garde bien d'ébruiter celui de 33.

Troisièmement, qu'il y ait eu un désir de vengeance de la part de certains policiers, c'est probable et compréhensible même si ce n'est pas excusable.

- Pourquoi voulaient-il se venger ?

- Parce que, en quelques mois, le FLN avait assassiné sur le sol français plus de 50 paisibles policiers en faction et gardiens de la paix. De plus, ce même FLN assassinait aussi, en France, ses opposants algériens et ceux qui ne crachaient pas au bassinet de son racket. Rien ne prouve qu'il n'a pas profité de la manifestation pour en liquider un certain nombre. Bref, là aussi, au pire on nous ment, au mieux on nous désinforme.

Tu parais vouloir m'objecter quelque chose, puis te ravises. Je pense t'avoir ébranlée. Et je reprends le fil de la discussion.

- Tiens, prends les juifs par exemple. Ils sont devenus à force de persécutions subies pendant des siècles l’emblème absolu de la victime, mais il a suffi qu’ils aient un pays à eux pour que, à leur tour, ils se montrent violents à l‘encontre d’un autre peuple, chaque fois qu’il leur semble, à tort ou à raison, que la violence garantit la survie de leur pays.

- Maintenant que j’y pense : c’est vrai ce que tu as dit à propos des Arabes : on suppose vaguement que même si on le pouvait, ce serait mal de vouloir réagir, comme si on méritait, en effet, de se faire agresser par eux. On aurait plutôt tendance à leur faire un surcroît de lèche. J’ai même un copain, Bernard Felonat, qui les défend tout le temps quoi qu’ils fassent même quand ils prennent comme souffre-douleur Martin Durand, haut comme trois pommes, sans le sou, et qui n’a que sa mère pour veiller sur lui, mais elle n’en a pas le temps.

- Classique : faute d’avoir le courage de les contrer et de s’avouer sa lâcheté on préfère se persuader qu’ils ont raison. Et puis, vous êtes, comme on dit, inhibés.

- Inhibés ?

- Oui, inhibés par un sentiment de culpabilité qui n’a aucune raison d’être pour la raison, entre dix autres, que je t’ai donnée, mais aussi parce que votre génération ne connaît plus ni colonisateurs ni colonisés depuis un demi siècle, ni esclaves ni esclavagistes depuis un siècle et demi et que par conséquent il ne peut plus y avoir de coupables, à supposer que les coupables d’hier l’aient été tant que ça. D’ailleurs les Indiens et les Asiatiques qui ont été autant

colonisés que les «Arabes» n’ont pas du tout le même comportement. Ils ont tourné la page et s’efforcent de s’en sortir sans jouer les éternelles victimes. Nous aussi, Français, nous avons beaucoup souffert des Allemands : trois guerres abominables en 75 ans, avec des millions de morts et la France détruite. Nous avons pourtant

tourné la page dès les années 60, c’est-à-dire quinze ans à peine après la dernière guerre. Et ne parlons même pas du Japon qui est depuis longtemps réconcilié avec le Américains qui lui ont balancé deux bombes atomiques.

Tu hoches la tête en signe de compréhension, mais tu es comme le petit prince : tu ne renonces jamais à une question : - Qu’est-ce que ça veut dire : «inhibés» ?

- Cela veut dire que l’on s’interdit inconsciemment de réagir à un désagrément ou à une agression.

- Ah, je vois… Tu sais, en y réfléchissant, je crois qu’on nous le dit, pour les Arabes, mais sans insister, sans jamais employer les mots «conquête» ou «colonisation» et comme si venant d’eux ce n’était pas un crime, au contraire. On nous montre même la civilisation arabe au Moyen-âge, comme bien supérieure à l’européenne, n’apportant

que bienfaits, par exemple, à l’Espagne conquise.

- Oui. Et j’imagine que concernant l’Algérie conquise et colonisée par la France, on ne t’en a dit que pis que pendre alors que, mutatis mutandis, comme on dit en latin, les deux phénomènes à huit siècles de distance l’un de l’autre sont exactement interchangeables : l’Algérie française a été à l’Algérie musulmane ce que l’Espagne musulmane a été à l’Espagne chrétienne.


- Oui, tiens, c’est vrai : Je n’avais jamais fait le rapprochement.

- Difficile de le faire de toi-même. Les coupables sont tes professeurs. En tous cas, tu vois, les voilà de nouveau surpris, et l’idéologie antiraciste avec, en flagrant délit d’incohérence, et grave pour le coup. D’un côté on t’apprend pis que pendre sur l’Algérie française tout en te serinant que toutes les cultures et les civilisations se valent, que c’est «raciste» de dire le contraire, première contradiction, et d’un autre que l’Espagne musulmane a été un grand progrès parce que la civilisation arabo-musulmane de l’époque était très supérieure à celle de l’Europe occidentale,

deuxième contradiction qui mord la queue à la première ! Encore heureux qu’ils ne regrettent pas que la France ne soit pas devenue terre musulmane en 732 ! Parce que j’aime autant te dire que pas un de ces menteurs ne souhaiterait vivre dans un pays arabomusulman ! Quand des contradictions aussi criantes, si criantes qu’un enfant de dix ans pourrait les constater de lui-même, ne sont pas soulignées c’est qu’on te ment en connaissance de cause et si on

ment ainsi c’est que l’on poursuit un but inavouable. Toutes ces incohérences font partie de ce qu’on appelle «le politiquement correct». J’y reviendrai.

- Mais, alors, des cultures, on peut le dire que certaines sont supérieures à d’autres ?

- Certainement. La preuve : tes professeurs ne se gênent pas pour t’apprendre que la civilisation arabo-islamique était bien supérieure à celle de l’Europe occidentale au Moyen-âge ; ça peut se discuter mais ce n’est pas du racisme puisque une culture n’a rien à voir avec une race, pas plus qu’un idéologie ou une religion qui n’est

jamais qu’une forme d’idéologie censée avoir été divulguée par une quelconque divinité. La civilisation occidentale, à laquelle appartient la France, est encore aujourd’hui la civilisation supérieure, même si c’est défendu de le dire : ses fautes et ses crimes, bien réels, sont identiques à ceux de toutes les autres civilisations, mais certaines de ses plus grandes qualités n’appartiennent qu’à elle, à commencer par son aptitude à l’autocritique qui lui a valu sa supériorité, mais qui par son excès est, malheureusement, en train, aujourd’hui, de l’affaiblir dangereusement.

Tu connais la fable de La Fontaine : «Les animaux
malades de la peste» ?

- Vaguement.

- Pour que les dieux fassent cesser la peste qui les déciment, les animaux décident de faire leur examen de conscience. Le lion s’accuse de tous les animaux qu’il a dévorés. Mais, comme il est redoutable, tous les autres s’empressent de minimiser ses crimes. Vient le tour de l’âne qui s’accuse d’avoir tondu, de la longueur de la

langue, un pré. Aussitôt, comme il est inoffensif, tous les animaux lui tombent dessus en l’accusant d’être, lui, le coupable.

Aujourd’hui, l’âne de la fable c’est nous. Personne ne demandera des comptes, par exemple, aux Chinois ou aux pays arabomusulmans.

On minimise ou on passe sous silence les crimes qu’ils ont commis dans leur histoire et qu’ils commettent encore.

- En tous cas, on m’a appris que toutes les cultures se valaient, qu’aucune ne détenait la Vérité vraie.

- Dans l’absolu, oui, peut-être, dans l’abstrait, comme on dit que tous les individus naissent libres et égaux. Il n’empêche que par rapport au vécu, un individu lâche et égoïste n’est pas à mettre à égalité avec un individu courageux et compatissant, ni un as de l’astrophysique avec quelqu’un incapable de comprendre une règle de trois.
C’est pareil pour les cultures. D’ailleurs si toutes les cultures se valent, et si la Vérité absolue n’existe pas, alors il ne

faut pas prendre comme vérité absolue le fait que… la vérité absolue n’existerait pas, ni l’assertion que toutes les civilisations se valent. Les partisans du relativisme culturel devraient commencer par appliquer leur logique à leur idéologie, au lieu d’imposer cette dernière comme si c’était une vérité… absolue.

Tu sembles pressée de revenir à des spéculations moins paradoxales : - Mais si on ne peut généraliser racialement est-ce que l’on peut généraliser culturellement ?

- Dans une certaine mesure, oui.

- Mais alors pourquoi si c’est inacceptable de généraliser et de parler d’inégalités dans le cas des races, est-ce acceptable dans le cas des cultures ? Pourquoi le racisme, non, mais le «culturalisme»

oui ? Je ne vois guère de différences entre les deux, finalement.

 

- Détrompe-toi : la différence est énorme. Le racisme affirme que les

comportements, les dispositions d’esprit communes qui caractérisent un groupe humain, qui forment, comme on dit, son «identité» sont dus à des gènes présents dans tous les membres de ce groupe et qui se transmettent inchangés, dès la naissance, de générations en générations. Le «culturalisme» comme tu dis, affirme qu’ils sont dus à la culture de ce groupe, en particulier à ses croyances religieuses et idéologiques.
 

Tu t’obstines : - Je ne vois pas très bien ce que ça change …

- Tout, ça change tout ! Prends l’agressivité, par exemple, qui

caractérise certains groupes humains. Si elle est raciale, génétique, rien, jamais, ne pourra la modifier, ni la volonté ni l’éducation, pas plus que tu ne pourrais changer tes yeux bleus en noirs, ou ton mètre soixante-dix en mètre quatre-vingts, quels que soient ta gymnastique ou ton régime. En revanche si cette agressivité est culturelle, la volonté, l’éducation peut arriver à la changer.
La culture elle-même d’un groupe humain peut changer rapidement sous la pression des circonstances ; la race, hormis des mutation improbables, jamais, ou alors tellement lentement que ça revient au même.
Autrement dit tu peux améliorer, faire progresser une culture et les personnes qui s’en réclament, une race et les

personnes qui en relèvent, jamais. Si agressivité il y a, agressifs sont tous les membres de la race en question, et agressifs ils resteront pour toujours. Ils n’ont pas le choix. C’est sans remède.

Cette race peut alors apparaître comme nuisible. En revanche, si l’agressivité est due à la culture, il suffit alors que les individus baignent dans une autre, reçoivent une éducation différente ou décident de leur propre chef de se libérer de l’agressivité provenant de leur culture d’origine pour s’en guérir. Ceci dit, cela n’empêche pas l’agressivité d’exister chez certains individus, dans tout groupe humain, indépendamment de sa culture. Tu comprends ?

- Oui… En somme si je dis que l’agressivité des Arabes est génétique, je suis coupable de racisme mais si je dis qu’elle est culturelle, je ne le suis pas. Je ne vois toujours pas, concrètement, la différence.

- Sur le plan des principes, la différence est fondamentale puisque la première proposition est radicalement fausse, tandis que la deuxième est discutable au sens premier du terme, à savoir qu’elle «se discute», c’est-à-dire qu’elle peut être en partie vraie.


Tu avais l’air un peu perdue et tu as prétexté un coup de fil à une

copine pour souffler un peu.
 

J’ai dit : - Bon, je crois que ça suffira pour aujourd’hui. On en

reparlera demain.

 

 

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Published by LE MOUSQUETAIRE - dans identité nationale
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