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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:16
CA SE DEGUSTE EN SILENCE !



Un syrien au-dessus de Haïfa

Un article publié sur un site libéral syrien, très critique envers les pays arabo-musulmans et qui étonnamment, n’a rien de vindicatif envers I’État d’, pas haineux pour un sou… ce qui est à la foi rare et remarquable.  

                                                          Baie de Haïfa

Le 30 Mai 2008, le site arabe libéral Al-Awan a publié un article de journaliste syrien Hassan Abi, dans lequel il décrit ce qu’il ferait s’il était à Haïfa. En voici quelques extraits:

“On m’a saturé depuis ma jeunesse… avec la haine pour et l’amour pour la Palestine”

“Notre vol EgyptAir était en route de l’aéroport du Caire vers Damas. En face des sièges des passagers un écran montrait la trajectoire du vol et le lieu au dessus duquel notre avion volait.
“Sur l’écran, il nous semblait que l’avion passerait au-dessus de la Palestine - de Haïfa, en particulier. Mais juste avant d’atteindre l’espace aérien de Haïfa, le grand écran cessa de montrer la trajectoire du vol et passa des annonces sur l’importance du hijab,  des encouragements à le porter, et ainsi de suite.”

“Il semble que l’équipage changea l’image qui indiquait la trajectoire du vol au dessus de Haïfa par respect pour les sentiments des passagers de la République arabe syrienne. Mais jusqu’à présent, je ne comprends pas quel était l’intérêt de mettre une annonce sur le hijab et l’ opportunité [de le faire], précisément à ce moment-là et à cet endroit. Est-ce que les personnes en charge voulaient rappeler aux «croyants» parmi les passagers que la « libération » de Haïfa passe par le hijab et le fait de le porter scrupuleusement ?

“Quelle qu’en soit la raison, j’ai alors imaginé ce qui se passerait si l’avion rencontrait des difficultés techniques,  obligeant le capitaine à atterrir à Haïfa, ou n’importe où ailleurs en .
“Que ferais-je? A vrai dire, un certain nombre de pensées pénibles traversèrent mon esprit - en particulier parce qu’on m’a saturé depuis ma jeunesse, par l’enseignement que j’ai reçu à l’école et mon éducation sociale,  avec la haine pour et l’amour pour la Palestine. Néanmoins, je fus assailli de pensées sataniques dont je ne pouvais maîtriser l’attrait, en dépit de leur amertume. ”

J’aimerais demander au Arabes de 1948  s’ils préfèrent vivre à La Mecque ou à Qom

“Si on devait atterrir en , je voudrais certainement essayer de marcher dans les rues de ses villes et de ses quartiers - pas avec l’idée d’y retrouver «la mémoire des vaincus» ou «la lassitude» que Fayçal Darraj évoque [dans son livre du même nom ]. Au contraire, je voudrais voir s’il existe, dans l’une des villes d’,  des quartiers semblables à ceux de Bulaq ou d’Imbaba au Caire… Je voudrais voir s’il y a des citoyens israéliens qui vivent dans des cimetières, comme les gens au Caire dans l’ère Mohammed Hosni Mubarak.  Les chercheurs, évaluent à 500000 le nombre de gens qui vivent dans les cimetières au Caire.

“Je me demande si je verrais à Haïfa des quartiers de misère semblables à ceux qui entourent Damas, la capitale de la …”

“Oui, j’espérais atterrir à Haïfa, pour voir si je tomberais sur la police religieuse, comme  l’infâme police wahhabite-terroriste Saoudienne qui porte  le nom d’«Autorité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.»”

“Comme ce serait bien de tomber sur un rabbin! Je pourrais lui demander s’il croit que la Terre est ronde - il est bien connu que jusqu’au jour de sa mort le Mufti d’Arabie Saoudite, ‘Abd Al-’Aziz bin Baz, clamait à qui voulait l’entendre, que quiconque disait que la Terre est ronde était un apostat.”

Je voudrais demander à un homme politique israélien comment il se fait qu’ils ont des élections libres et honnêtes.

“Pas de doute, atterrir à Haïfa serait bien tentant. J’y rencontrerais peut-être un de ces Arabes israéliens de 1948 - pas pour lui demander s’il préfèrerait vivre en Cisjordanie plutôt que dans “l’entité artificielle,” mais pour lui demander s’il préfèrerait vivre à la Mecque ou à Qom, (ville sainte en Iran) plutôt qu’à Haïfa.  

“Oui, ce serait bien d’atterrir à Haïfa. J’y verrais peut-être de ces lois (permanentes) d’état d’urgence qui empêchent le progrès naturel des sociétés humaines comme dans la plupart des pays arabophones.

Quelle chance si je tombais sur un homme politique israélien! Je pourrais lui demander quel est le secret pour que son pays - oh pardon, je voulais dire, son entité artificielle - soit la seule à avoir des élections libres et des changements de gouvernement pacifiques. Sans parler du fait que tout haut fonctionnaire du gouvernement peut être tenu responsable - au contraire de chez les cousins arabes.”

“Je n’avais nulle intention de jeter ce voisin à la mer.”

“Je voudrais demander à un rabbin si les rabbins de là-bas se mêlent de décider des programmes scolaires, comme le font les patriarches de l’islam dans un nombre non négligeable de pays arabes, où, par leur intervention dans les programmes de l’enseignement national, ils érigent une barrière impénétrable entre les élèves et la raison, tout cela pour rien, juste pour la crainte de Dieu!…

“Je voulais atterrir à Haïfa pour découvrir ce que pensait le clergé juif du mépris du grand savant Einstein pour les textes de la Torah; pourquoi ne se sont-il pas levés comme un seul homme pour maudire Einstein depuis leurs chaires, comme c’est le cas chez nous? Comme ce serait tentant d’écouter l’opinion de cet archéologue juif et israélien qui disait récemment qu’il était d’avis que Moïse fumait la moquette.

“Enfin, ce fut vraiment étrange de ne pas être assailli d’images de la fin de l’état hébreu - ou de l’entité sioniste, comme l’appellent certains. Il ne me venait pas la moindre pensée de rejeter à la mer, comme le réclament les slogans islamistes et pan-arabes, ce voisin qui demande aux Arabes leur amitié en secret, et en public. Et je suis grandement stupéfié de n’avoir pensé à aucune des proclamations du président iranien Mahmud Ahmadinejad lorsqu’il menace de mort!

“Maints rêves dérisoires me tenaient absorbé dans mon avion au-dessus de Haïfa. Ils furent interrompus par l’atterrissage à l’aréoport de Damas. J’appris ainsi qu’il y a des limites aux rêves, même si ce ne sont que des rêves dérisoires.”

Source Memri

Traduction Bivouac-id ,

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