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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 14:47
LA HAINE FAIT PARFOIS OUBLIER LA 'TAKKHIA'... (NDLR: la dissimulation préconisée en matière de religion et de principe de vie)

INSTRUCTIF ?          OUI !

REVELATEUR ?      NON !

FINALEMENT, C'EST LE PROBLEME DU KOSOVO ET DE LA COEXISTENCE...
 
IL FAUDRA BIEN UN JOUR ARRÊTER DE DISCUTAILLER A L'INFINI ET SE DECIDER A AGIR POUR IMPOSER CELUI, LE SEUL, QUI RESTERA !...


Lundi 12 mai 2008

Par AJM 

C'est la conclusion à laquelle est parvenu Benny Morris, un historien israélien de gauche sans complaisance pour l'État d'Israël, après avoir étudié en détail des documents révélés récemment et retraçant les origines du conflit israélo-palestinien, depuis les années 1920, plus particulièrement les déclarations et les prises de position des dirigeants palestiniens (je traduis):

Leur rejet de tout compromis, qu'il s'agisse d'une partition de la Palestine entre ses habitants juifs et arabes ou de la création d'un État binational assurant la parité politique des deux communautés, était profondément ancré, consensuel et constant.

Haj Amin al-Husseini, le mufti of Jérusalem et leader du Mouvement national palestinien pendant les années 1930 et 1940, n'a jamais voulu qu'un seul État arabe couvrant la totalité de la Palestine. La rue arabe scandait «Idbah al-Yahud» (massacrez les Juifs) tant pendant la révolte de 1936-1939 contre les Britanniques qu'en 1947, lorsque les milices arabes lancèrent une campagne visant la destruction du Yichouv, la communauté juive de Palestine. Ces deux campagnes ont été dirigées par Husseini. [...]

Il est devenu clair pour moi que, dès le début, la lutte contre l'entreprise sioniste n'était pas un simple conflit national entre deux peuples, pour une certaine terre, mais bien une croisade religieuse contre un usurpateur infidèle.

Le 2 décembre 1947 déjà, quatre jours après l'approbation de la résolution du partage, les responsables de l'université d'Al Azhar proclamèrent un «djihad mondial pour la défense de la palestine arabe» et déclarèrent que tout Musulman avait le devoir d'y participer.

Voir: Le plan du Fatah en langage clair

Le plan du Fatah en langage clair

Après le Hamas et son extrémisme religieux, voici le Fatah, les politiciens modérés pragmatiques que certain(e)s veulent béatement aider à bâtir leurs propres rêves.

Abbas Zaki, l’homme qui s’exprime ici en arabe sur une chaîne de télévision libanaise est un membre du comité directeur du Fatah, le mouvement politique de Mahmoud Abbas, soi-disant modéré et en quête d’une solution pacifique avec Israël.  Il dit ici aussi clairement que possible que l’objectif a toujours consisté et consiste toujours à «expulser les Israéliens de toute la Palestine». Le reste, les résolutions des Nations unies, n’est que parlottes, ruses, manoeuvres. À ses yeux, les dirigeants occidentaux ont envoyé leur cerveau en vacances.

Voici l’interview (je traduis):

Abbas Zaki: Nous croyons de tout notre coeur que le droit au retour est garanti par notre volonté, par nos armes et par notre foi.

Interviewer: Vous croyez toujours en les armes, pas uniquement en les négociations?

Abbas Zaki: Les armes seules ne donneront aucun résultat et la politique sans les armes ne donnera pas de résultat. Nous agissons sur la base d’une vaste expérience. Nous analysons la situation très attentivement. Nous savons quel climat mène à la victoire et quel climat mène au suicide. Nous parlons de politique, mais nos principes sont clairs. Yasser Arafat, notre leader, notre pionnier, a su persévérer avec cette révolution, alors que les empires s’écroulaient. Notre lutte armée dure depuis 43 ans et la lutte politique, à tous les niveaux, dure depuis 50 ans.

Nous récoltons des résolutions des Nations unies et nous faisons honte au monde, de manière à ce qu’il ne se ligue pas contre nous. Car le monde est dirigé par des gens qui ont envoyé leur cerveau en vacances
— les Américains et les néocons. […]

Jeune Palestinien: À ce que je me souviens, l’invasion de 1982 et la destruction du Liban Sud ne constituaient pas seulement une réplique aux attaques de roquettes — c’était aussi une réponse aux opérations [= attentats suicide]. Israël n’utilise pas que les roquettes comme prétexte, il prend aussi prétexte de la résistance.

Abbas Zaki: L’important est qu’Israël paye un prix à chaque opération. Nous ne voulons pas de cas où vous ne tuez même pas un poulet et Israël tue 20 d’entre vous. Je salue toute opération qui fait payer le prix fort à Israël. […]

L’OLP est le seul représentant légitime [du peuple palestinien] et il n’a pas modifié sa position d’un millimètre. Au vu de la faiblesse de la nation arabe et du manque de valeurs et au vu du pouvoir américain sur le monde

l’OLP procède par étapes, sans changer sa stratégie.

Laissez-moi vous dire, une fois que l’idéologie d’Israël s’écroulera et que nous pourrons prendre, au moins, Jérusalem, nous allons accélérer avec notre idéologie, si Dieu le veut, et les jeter hors de toute la Palestine.

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